1. La 5ème réunion ministérielle du Groupe de Travail International (GTI) s`est tenue à Abidjan le 17 mars 2006, sous la co-présidence de S.E.M. Rodolphe Adada, Ministre d`Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Francophonie du Congo, et de M. Pierre Schori, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d`Ivoire. Etaient présents les Ministres du Bénin, de la France, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, de la République sud-africaine ainsi que le Haut Représentant des Nations Unies pour les Elections en Côte d`Ivoire, le Secrétaire Exécutif de la CEDEAO et des Représentants des Etats-Unis d`Amérique, du Royaume-Uni, de l`Union africaine, de l`Union européenne, de l`Organisation internationale de la Francophonie et de la Banque Mondiale.
2. Le Premier Ministre a exposé au groupe les conclusions de la rencontre organisée à Yamoussoukro le 28 février 2006 avec les principaux responsables politiques ivoiriens, ce qui a donné un nouvel élan au processus de paix. Le Premier Ministre a également exposé au groupe les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route, particulièrement en ce qui concerne la réunion, pour la première fois, au grand complet du Conseil des Ministres, le fonctionnement effectif de la CEI, les préparatifs pour le démarrage du processus d`identification et du programme de DDR, et les mesures de sécurité à prendre pour préserver l`indépendance de la RTI et pour en garantir, sur l`ensemble du territoire national, la diffusion et l`accès libre et équitable à toutes les sensibilités politiques. Le groupe note avec satisfaction l`organisation des examens dans le nord du pays.
3. Le Groupe félicite le Premier Ministre pour les initiatives prises, en concertation avec le Chef de l`Etat, en vue de créer un climat de confiance propice à l`accélération de la mise en œuvre de la feuille de route. Le Groupe félicite les dirigeants politiques pour la réunion du 28 février à Yamoussoukro et se réjouit de l`esprit nouveau de dialogue qui commence à prévaloir au sein de la classe politique ivoirienne.
Le Groupe lance un appel pressant aux dirigeants politiques Ivoiriens pour qu`ils honorent intégralement les engagements pris à Yamoussoukro, à savoir maintenir le dialogue entre eux en vue de trouver des solutions aux difficultés qui pourraient surgir dans le déroulement du processus de paix. Ces dirigeants devraient également sensibiliser leurs sympathisants à l`esprit de Yamoussoukro et veiller à ce que tous y compris les médias, cessent d`inciter à la haine et à la violence et contribuent positivement au processus de paix et de réconciliation nationale.
4. Le groupe a entendu une communication du Président de la CEI accompagné de ses vice-présidents. Il a fait le point sur les activités de cette institution. Le groupe a accueilli avec satisfaction la mise en place effective du bureau de la Commission électorale indépendante.
5. Le Groupe exhorte la Commission électorale indépendante à tout mettre en œuvre pour que les élections se tiennent comme prévu au plus tard le 31 Octobre 2006. A cet égard, le groupe note l`urgence particulière d`achever le processus d`identification et d`établissement des listes électorales et salue la décision prise de les mener à bien de manière simultanée.
6. Après avoir entendu le rapport du HRE, Mr Antonio Monteiro, à la fin de sa mission, le GTI l`a remercié et félicité pour les efforts qu`il a déployés et qui ont abouti à la mise en place effective de la CEI. Le groupe souhaite que le Secrétaire général des Nations Unies désigne aussitôt que possible un successeur en vue de poursuivre les préparatifs des élections dans le délai imparti.
7. Le Groupe réaffirme l`urgence d`engager sans tarder le processus de DDR. Il salue la reprise du dialogue entre les Etats majors des FDS et FAFN en vue de régler tous les problèmes relatifs au DDR et à la restructuration des forces de défense et de sécurité de Côte d`Ivoire.
8. Le Groupe exprime sa vive préoccupation face aux obstructions répétées à la liberté de mouvement des forces impartiales en violation du paragraphe 4 de la 1643 (2005), comme vient de le rappeler le comité des sanctions du Conseil de Sécurité. Le Groupe souligne l`impérieuse nécessité de faciliter le redéploiement sans délai des troupes de l`ONUCI à l`Ouest du pays pour leur permettre de poursuivre leurs missions de paix et de sécurité conformément au mandat du Conseil de Sécurité. A cet égard, le Groupe note avec satisfaction que le retour de celles-ci dans cette partie du pays est imminent. Il souligne par ailleurs que le retour des agences humanitaires dans cette région est absolument essentiel pour faciliter la reprise de l`assistance aux populations les plus vulnérables. Le Groupe appelle au retour de la région à l`autorité civile.
9. Le GTI condamne avec force la persistance des violations des droits de l`homme, notamment les agressions dont des ministres ont été victimes. Il considère que ces actes portent gravement atteinte au climat de confiance qu`il est nécessaire de rétablir pour faire progresser l`esprit de réconciliation entre tous les Ivoiriens. Il appelle instamment les parties ivoiriennes à combattre l`impunité grandissante dans le pays.
10. Le Groupe se félicite des importantes contributions financières et autres soutiens apportés par certains donateurs pour appuyer la mise en œuvre de la feuille de route. Le Groupe lance un appel aux autres bailleurs de fonds potentiels pour qu`ils apportent également, sur la base d`un budget précis, une assistance au Gouvernement, en particulier en ce qui concerne le DDR, le processus d`identification, les élections et la réhabilitation des infrastructures de la RTI.
11. Le groupe réitère son appel à toutes les parties ivoiriennes pour qu`elles coopèrent étroitement avec lui en vue de la mise en œuvre du processus de paix.
12. Le Groupe tiendra sa prochaine réunion le 20 avril 2006 en Côte d`Ivoire.
Ensemble avec le PANEL-CI , choisissons nos leaders de demain
samedi, mars 18, 2006
mercredi, mars 01, 2006
Reprise du dialogue entre les principaux leaders ivoiriens à la conférence de Yamoussoukro
YAMOUSSOUKRO, le 1 mars (IRIN) - A l’issue de leur rencontre à Yamoussoukro, la première du genre organisée en Côte d’Ivoire depuis le début du conflit, les cinq principaux leaders ivoiriens ont réaffirmé leurs attachements aux engagements déjà pris dans le cadre du processus de paix.
Même si aucune décision importante n’a été prise à l’issue de la réunion de quatre heures qui s’est tenue à huis clos, cette table ronde a permis d’avancer dans le processus de sortie de crise et de réunification de ce pays d’Afrique de l’ouest coupé en deux entre une région nord occupée par la rébellion, et une région sud contrôlée par les forces gouvernementales.
Dans le communiqué final lu par le Premier ministre, Charles Banny a indiqué que les principaux leaders politiques du pays ont réaffirmé leur attachement à la résolution 1633 des Nations unies, la feuille de route élaborée par la Communauté internationale en 2005 pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise.
Organisée à l’initiative de M. Banny, l’objectif de la conférence était de rétablir le dialogue entre le Président Laurent Gbagbo, le chef de file de la rébellion, Guillaume Soro, et les deux principaux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
Initialement prévue lundi, elle a été reportée au jour suivant en raison de problèmes de sécurité. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les travaux se sont déroulés dans une ambiance "fraternelle".
Le communiqué final ne fournit aucun chronogramme précis pour le désarmement, ni ne fixe une date pour la tenue des élections présidentielles, même si la résolution 1633 stipule qu’elles doivent avoir lieu en octobre prochain. Cependant, les participants ont "admis la nécessité de l’actualisation du chronogramme et de la reprise immédiate du dialogue entre les Etats major des Forces de défense et de Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) ".
Ils ont également accepté de se retrouver fréquemment pour "échanger sur le processus de paix et de faire en sorte que la vie se déroule dans un climat politique apaisé ".
A propos du délicat sujet de la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), les cinq leaders politiques ont pris acte de l’élection du bureau de la CEI et ont décidé de la création d’un quatrième poste de vice-président pour "parvenir à une représentation équilibrée des forces politiques en présence ".
La composition actuelle de la CEI est contestée par le Front populaire ivoirien (FPI), le parti au pouvoir, qui estime que l’élection du Président de la commission, l’année dernière, était injuste. Le Président élu est membre du Parti démocratique de la (PDCI), un parti de l’opposition, et le nouveau poste de vice-président pourrait échoir au parti au pouvoir.
Les participants ont cependant accepté de s’en remettre à l’arbitrage du Haut représentant des Nations unies aux élections, Antonio Monteiro, qui a déclaré la semaine dernière que la composition actuelle de la CEI est conforme à la résolution de l’ONU.
Même si aucune décision importante n’a été prise à l’issue de la réunion de quatre heures qui s’est tenue à huis clos, cette table ronde a permis d’avancer dans le processus de sortie de crise et de réunification de ce pays d’Afrique de l’ouest coupé en deux entre une région nord occupée par la rébellion, et une région sud contrôlée par les forces gouvernementales.
Dans le communiqué final lu par le Premier ministre, Charles Banny a indiqué que les principaux leaders politiques du pays ont réaffirmé leur attachement à la résolution 1633 des Nations unies, la feuille de route élaborée par la Communauté internationale en 2005 pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise.
Organisée à l’initiative de M. Banny, l’objectif de la conférence était de rétablir le dialogue entre le Président Laurent Gbagbo, le chef de file de la rébellion, Guillaume Soro, et les deux principaux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
Initialement prévue lundi, elle a été reportée au jour suivant en raison de problèmes de sécurité. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les travaux se sont déroulés dans une ambiance "fraternelle".
Le communiqué final ne fournit aucun chronogramme précis pour le désarmement, ni ne fixe une date pour la tenue des élections présidentielles, même si la résolution 1633 stipule qu’elles doivent avoir lieu en octobre prochain. Cependant, les participants ont "admis la nécessité de l’actualisation du chronogramme et de la reprise immédiate du dialogue entre les Etats major des Forces de défense et de Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) ".
Ils ont également accepté de se retrouver fréquemment pour "échanger sur le processus de paix et de faire en sorte que la vie se déroule dans un climat politique apaisé ".
A propos du délicat sujet de la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), les cinq leaders politiques ont pris acte de l’élection du bureau de la CEI et ont décidé de la création d’un quatrième poste de vice-président pour "parvenir à une représentation équilibrée des forces politiques en présence ".
La composition actuelle de la CEI est contestée par le Front populaire ivoirien (FPI), le parti au pouvoir, qui estime que l’élection du Président de la commission, l’année dernière, était injuste. Le Président élu est membre du Parti démocratique de la (PDCI), un parti de l’opposition, et le nouveau poste de vice-président pourrait échoir au parti au pouvoir.
Les participants ont cependant accepté de s’en remettre à l’arbitrage du Haut représentant des Nations unies aux élections, Antonio Monteiro, qui a déclaré la semaine dernière que la composition actuelle de la CEI est conforme à la résolution de l’ONU.
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