8 janvier 2005 – Thabo Mbeki, le président Sud africain informe l’Union africaine de ses efforts visant à mettre un terme à l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix et à convaincre le chef des rebelles de réintégrer le gouvernement de réconciliation nationale. M. Mbeki a été désigné médiateur de l’Union Africaine en novembre 2004, après une reprise des hostilités.
31 janvier 2005 - Les Nations unies (ONU) confirment l’existence d’une liste de personnes accusées de violation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et susceptibles d’être traduites devant la Cour pénale internationale (CPI), mais Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, refuse de divulguer les noms figurant sur cette liste afin de ne pas compromettre des poursuites éventuelles. A la fin de l’année, la liste n’avait toujours pas été publiée.
2 février 2005 – Le Conseil de sécurité renforce l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire. La résolution donne à plus de 10 000 troupes de maintien de la paix onusiennes et françaises le pouvoir de fouiller les cargaisons de marchandises dans les ports, aérodromes, bases militaires et zones frontalières.
28 février 2005 – Une milice pro-gouvernementale attaque un avant-poste rebelle sur la ligne de front occidentale, faisant au moins 15 morts. Les casques bleus arrêtent par la suite 87 assaillants, dont plusieurs enfants, et les livrent aux autorités.
9 mars 2005 - Accusé par les habitants d’Adjamé et la police de harcèlement et de racket, un groupe de miliciens à la solde du gouvernement, qui avait réquisitionné une école de la localité neuf mois auparavant pour y établir un camp d’entraînement militaire, est contraint de quitter le quartier.
6 avril 2005 - Après trois jours de négociations en Afrique du Sud, le président Laurent Gbagbo et les rebelles ivoiriens signent la cessation immédiate et définitive des hostilités en Côte d’Ivoire, connue sous le nom d’accords de Prétoria. Mais l’épineux problème de la candidature de l’opposant politique Alassane Ouattara à la future élection présidentielle demeure.
17 avril 2005 - Les parties en conflit conviennent que le désarmement des forces rebelles et des milices se déroulera entre le 14 mai et le 31 juillet.
26 avril 2005 – Des affrontements ethniques entre des jeunes locaux et des ressortissants étrangers à Guiglo, une ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire, se propagent à la ville de Duékoué. En quelques jours, plus de 15 personnes trouvent la mort et des centaines d’autres fuient la localité.
27 avril 2005 - Le président Laurent Gbagbo accepte d’autoriser Alassane Ouattara, son principal adversaire politique, à se présenter aux prochaines élections, cédant ainsi à la pression de la communauté internationale et à l’une des principales exigences des Forces Nouvelles.
29 avril 2005 – Le porte-parole du gouvernement annonce que les élections présidentielles maintes fois repoussées auront lieu le 30 octobre.
14 mai 2005 - L’armée et les chefs rebelles ivoiriens fixent la date de démarrage du processus de désarmement au 27 juin.
31 mai 2005 - Des hommes armés non identifiés tuent au moins 60 personnes et incendient deux villages non loin de Duékoué. Des milliers d’immigrants sont victimes d’actes de représailles. Plus de 10 000 villageois trouvent refuge dans une mission catholique de Duékué.
23 juin 2005 – Le Conseil de sécurité des Nations unies vote une résolution autorisant le déploiement de 850 casques bleus supplémentaires en Côte d'Ivoire.
29 juin 2005 – Après deux jours de pourparlers à Pretoria, la capitale sud africaine, le gouvernement et le mouvement rebelle concluent un nouvel accord connu sous le nom de Pretoria II. Les deux parties acceptent d’accélérer le processus de désarmement. Un programme visant à la révision de plusieurs lois clé, dont les textes sur l’identité nationale, est mis en place.
1 août 2005 - Le processus de désarmement échoue une fois de plus, lorsque les Forces nouvelles refusent d’envoyer leurs combattants dans des sites de cantonnement au motif que le président Gbagbo n’a pas mis en place les réformes politiques promises.
9 septembre 2005 – Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, annonce que les élections ne pourront avoir lieu le 30 octobre en raison du manque de coopération des parties en conflit.
22 septembre 2005 – L’Organisation mondiale de la santé (OMS)lance une campagne de vaccination de plus d’un demi million de personnes, après que quatre cas de fièvre jaune se soient déclarés au Burkina Faso, dont un non loin de la frontière ivoirienne.
14 octobre 2005 - Le Conseil de sécurité des Nations unies endosse le maintien du président Laurent Gbagbo à la tête de la Côte d’Ivoire après expiration de son mandat le 30 octobre, pour une durée maximale de 12 mois. Il accroît également les pouvoirs du premier ministre qui devra être nommé.
17 octobre 2005 – Les rebelles annoncent leur intention d’organiser les examens scolaires pour les élèves vivant sur leur territoire. Des centaines de milliers d’élèves en fin de cycle ne peuvent passer au niveau supérieur car les examens scolaires annuels n’ont pas eu lieu depuis trois ans. Les rebelles accusent Michel N’Guessan, le ministre de l’éducation, d’empêcher le déroulement des examens pour des raisons politiques.
21 octobre 2005 – Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte officiellement la résolution 1633 consacrant le nouvel accord de paix.
28 octobre 2005 – Selon un rapport de Human Rights Watch, le gouvernement ivoirien recrute des soldats et des enfants au Liberia voisin pour renforcer ses effectifs militaires.
5 décembre 2005 – Les présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki d’Afrique du Sud et Mamadou Tandja du Niger désignent Charles Konan Banny, le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, au poste de premier ministre de transition de la Côte d’Ivoire, selon les termes de la résolution 1633 de l’ONU.
7 décembre 2005 - Charles Konan Banny est investi dans ses fonctions de premier ministre. Il ne dispose que de 11 mois pour procéder au désarmement des forces rebelles et des milices, résoudre le délicat problème de la nationalité et organiser des élections.
15 décembre 2005 – Le Conseil de sécurité de l’ONU approuve à l’unanimité une nouvelle résolution interdisant l’importation de diamants bruts en provenance de Cote d’Ivoire et renouvelle un embargo sur les armes déjà en vigueur.
29 décembre 2005 - Le nouveau premier ministre de la Côte d’Ivoire dévoile un gouvernement de transition composé de 32 membres comprenant des représentants du parti au pouvoir, des forces rebelles et de l’opposition politique. Guillaume Soro, le leader des Forces nouvelles, obtient un portefeuille.
Ensemble avec le PANEL-CI , choisissons nos leaders de demain
samedi, décembre 31, 2005
GOUVERNEMENT DE TRANSITION
Premier Ministre
1- Premier ministre, ministre de l'Economie et des finances, ministre de la Communication
M. Charles Konan Banny
Ministres d'État
2- Ministère d'Etat, ministère chargé du programme de la reconstruction et de la réinsertion
M. Soro Kigbafori Guillaume (MPCI)
3- Ministère d'Etat, ministère du Plan et du développement
M. Antoine Bohoun Bouabré (FPI)
Ministres
4 - Ministère de la Défense
M. Aphing Kouassi René (PDCI)
5 - Garde des sceaux, ministère de la Justice et des droits de l'homme
M. Koné Mamadou ( MPCI )
6 - Ministère des Affaires étrangères
M. Bakayoko Youssouf ( PDCI )
7 - Ministère de l'Intérieur
M. Dja Blé Joseph
8 - Ministère de l'Agriculture
M. Amadou Gon Coulibaly (RDR)
9 - Ministère des Mines et de l'énergie
M. Monnet Léon Emmanuel (FPI)
10 - Ministère de la Construction, de l'urbanisme et de l'habitat
M. Amon Tanoh Marcel Benoît (RDR)
11 - Ministère de la Réconciliation nationale et des relations avec les institutions
M. Sébastien Dano Djédjé (FPI)
12 - Ministère des Infrastructures économiques
M. Achi Patrick (PDCI)
13 - Ministère de la Santé et de l'hygiène publique
M. Allah Kouadio Remy ( PDCI )
14 - Ministère de l'Education nationale
M. Amani N'guessan Michel (FPI)
15 - Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
M. Cissé Ibrahima ( RDR )
16 - Ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle
M. Soumahoro Youssouf (MJP)
17 - Ministère de la Fonction publique, de l'emploi et de la réforme administrative
M. Oulaye Hubert ( FPI )
18 - Ministère des Transports
M. Anaky Kobena Innocent (MFA)
19 - Ministère de la Coopération et de l'intégration africaine
M. Mabri Toikeusse ( UDPCY )
20 - Ministère de la Culture et de la francophonie
M. Mel Eg Théodore (UDCY)
21 - Ministère de la Solidarité et des victimes de guerre
M. Dakoury Tabley Louis André (MPCI)
22 - Ministère de la Production animale et des ressources halieutiques
M. Douaty Alphonse (FPI)
23 - Ministère de l'Environnement et des eaux et forêts
M. Andoh Jacques (PIT)
24 - Ministère de la Famille et des affaires sociales
Mme Peuhmond Adjoua Jeanne (RDR)
25 - Ministère de la Lutte contre le Sida
Mme Adjobi Christine ( FPI )
26 - Ministère de l'Industrie et du secteur privé
Mme Tehoua Amah Marie ( PDCI)
27 - Ministère du Commerce
M. Dosso Moussa (MPCI)
28 - Ministère du Tourisme et de l'artisanat
M. Koné Amadou ( MPCI)
29 - Ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication
M. Bakayoko Hamed (RDR)
30 - Ministère de la Jeunesse, de l'éducation civique et des sports
M. Banzio Dagobert ( PDCI)
Ministres délégués
31 - Ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Economie et des finances
M. Diby Koffi Charles
32 - Ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communication
Mme Koffi Studer Martine
1- Premier ministre, ministre de l'Economie et des finances, ministre de la Communication
M. Charles Konan Banny
Ministres d'État
2- Ministère d'Etat, ministère chargé du programme de la reconstruction et de la réinsertion
M. Soro Kigbafori Guillaume (MPCI)
3- Ministère d'Etat, ministère du Plan et du développement
M. Antoine Bohoun Bouabré (FPI)
Ministres
4 - Ministère de la Défense
M. Aphing Kouassi René (PDCI)
5 - Garde des sceaux, ministère de la Justice et des droits de l'homme
M. Koné Mamadou ( MPCI )
6 - Ministère des Affaires étrangères
M. Bakayoko Youssouf ( PDCI )
7 - Ministère de l'Intérieur
M. Dja Blé Joseph
8 - Ministère de l'Agriculture
M. Amadou Gon Coulibaly (RDR)
9 - Ministère des Mines et de l'énergie
M. Monnet Léon Emmanuel (FPI)
10 - Ministère de la Construction, de l'urbanisme et de l'habitat
M. Amon Tanoh Marcel Benoît (RDR)
11 - Ministère de la Réconciliation nationale et des relations avec les institutions
M. Sébastien Dano Djédjé (FPI)
12 - Ministère des Infrastructures économiques
M. Achi Patrick (PDCI)
13 - Ministère de la Santé et de l'hygiène publique
M. Allah Kouadio Remy ( PDCI )
14 - Ministère de l'Education nationale
M. Amani N'guessan Michel (FPI)
15 - Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
M. Cissé Ibrahima ( RDR )
16 - Ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle
M. Soumahoro Youssouf (MJP)
17 - Ministère de la Fonction publique, de l'emploi et de la réforme administrative
M. Oulaye Hubert ( FPI )
18 - Ministère des Transports
M. Anaky Kobena Innocent (MFA)
19 - Ministère de la Coopération et de l'intégration africaine
M. Mabri Toikeusse ( UDPCY )
20 - Ministère de la Culture et de la francophonie
M. Mel Eg Théodore (UDCY)
21 - Ministère de la Solidarité et des victimes de guerre
M. Dakoury Tabley Louis André (MPCI)
22 - Ministère de la Production animale et des ressources halieutiques
M. Douaty Alphonse (FPI)
23 - Ministère de l'Environnement et des eaux et forêts
M. Andoh Jacques (PIT)
24 - Ministère de la Famille et des affaires sociales
Mme Peuhmond Adjoua Jeanne (RDR)
25 - Ministère de la Lutte contre le Sida
Mme Adjobi Christine ( FPI )
26 - Ministère de l'Industrie et du secteur privé
Mme Tehoua Amah Marie ( PDCI)
27 - Ministère du Commerce
M. Dosso Moussa (MPCI)
28 - Ministère du Tourisme et de l'artisanat
M. Koné Amadou ( MPCI)
29 - Ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication
M. Bakayoko Hamed (RDR)
30 - Ministère de la Jeunesse, de l'éducation civique et des sports
M. Banzio Dagobert ( PDCI)
Ministres délégués
31 - Ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Economie et des finances
M. Diby Koffi Charles
32 - Ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communication
Mme Koffi Studer Martine
BIOGRAPHIE de Charles Konan BANNY
Charles Konan BANNY, Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) depuis 1990, est né le 11 novembre 1942 à Divo en République de Côte d'Ivoire.
Titulaire d'un Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC) en 1968, il commence sa carrière professionnelle en 1969, date à laquelle il est nommé Chargé de Mission à la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions Agricoles en Côte d'Ivoire (CSSPPA).
En 1970, Charles Konan BANNY rejoint l'Organisation InterAfricaine du Café (OIAC) à Paris où il occupe le poste de Secrétaire Général Adjoint avant d'être nommé Secrétaire Général un an plus tard.
C'est en 1976 que Charles Konan BANNY entame son itinéraire de banquier central, avec son entrée au Siège de la BCEAO où il occupe successivement les fonctions de Directeur des Affaires Administratives et Sociales, de Directeur Central des Titres, du Portefeuille, des Emprunts et des Prêts en 1977 et de Directeur Central des Etudes en 1983.
En 1986, il devient Directeur National de la BCEAO pour la Côte d'Ivoire. A ce titre, il est nommé Gouverneur Suppléant pour la Côte d'Ivoire au Fonds Monétaire International (FMI). Conseiller Spécial du Gouverneur de la BCEAO à partir de 1988, il est nommé Gouverneur par intérim de la BCEAO de 1990 à 1993.
Le 1er janvier 1994, Charles Konan BANNY est confirmé dans les fonctions de Gouverneur de la BCEAO, sur décision du Conseil des Ministres de l'Union Monétaire Ouest Africaine prise conformément aux dispositions de l'article 41 des Statuts de la BCEAO, pour un mandat de 6 ans renouvelable.
Son mandat de Gouverneur de la BCEAO a été renouvelé le 17 juin 1999 pour une période de 6 ans, à compter du 1er janvier 2000.
Sous l'autorité de M. Charles Konan BANNY, la BCEAO a engagé de grands chantiers parmi lesquels on peut distinguer:
Au plan de la politique monétaire et de l'intégration financière
La réforme des instruments de politique monétaire en vue d'adapter les règles et procédures de la Banque Centrale aux mutations de l'environnement. Les innovations introduites à cet effet portent essentiellement sur :
- la mobilisation accrue de l'épargne intérieure, à l'appui d'une réduction progressive du rôle de la monnaie centrale ;
- l'abandon de la gestion administrative au profit d'instruments de régulation indirects, souples et flexibles répondant aux exigences des mécanismes de marché ;
- le renforcement de l'organisation et de la surveillance bancaire, avec la création en octobre 1990 de la Commission Bancaire de l'UMOA ;
- la mise en place d'un nouveau dispositif de surveillance et de contrôle de l'activité bancaire.
La promotion des financements alternatifs avec notamment :
- l'institution d'instruments de mobilisation de ressources à court et à moyen terme (billets de trésorerie, certificats de dépôts, bons, etc.) ;
- la mise en place de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers ;
- et le développement des systèmes de financement décentralisés (SFD) avec l'adoption d'une loi-cadre spécifique.
Au plan de l'intégration économique régionale
Création de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) : en exécution du mandat qui lui a été confié par les Chefs d'Etat de l'UMOA, Charles Konan BANNY conduit le projet jusqu'à son aboutissement final en janvier 1994, date de la signature du Traité constitutif de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Initiation et mise en place de chantiers intégrateurs relevant de l'environnement réglementaire et institutionnel de la politique monétaire :
- le plan comptable bancaire (PCB) entré en vigueur le 1er janvier 1996;
- la Centrale des Bilans dans les Etats membres de l'Union dont le volet comptable, le Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) est déjà opérationnel depuis le 1er janvier 1998;
- le projet de conception d'un cadre légal et réglementaire uniforme pour le capital-risque et les sociétés d'investissement en fonds propres;
- le projet de centralisation des incidents de paiement;
- le projet de modernisation des systèmes et moyens de paiement.
Participation décisive à l'adoption par les Hautes Autorités de l'Union du Pacte de Convergence, de Stabilité, de Croissance en vue de la consolidation du dispositif de surveillance multilatérale des politiques économiques, à l'avènement de la convergence tarifaire et à l'approfondissement des réformes économiques et institutionnelles.
Au plan de la modernisation de la gestion de la Banque Centrale
Définition et mise en oeuvre d'un plan d'évolution du système d'information, à travers notamment la réalisation d'infrastructures et l'acquisition d'équipements techniques qui ont permis de mettre à la disposition du personnel de nouveaux outils de travail électroniques et informatiques : messagerie électronique et Intranet. Le pivot de cette innovation est constitué par le réseau privé de télécommunication par satellite de type VSAT, grâce auquel les différents sites de la BCEAO ont été reliés.
Modernisation des activités de caisse et de tri par l'introduction progressive de la mécanisation des opérations de caisse.
Lancement de la construction d'une troisième génération d'Agences Auxiliaires et d'un immeuble annexe au Siège pour faire face au besoin de croissance du réseau et de locaux.
Consécration de certaines fonctions émergentes dans les structures de la BCEAO par la création d'une part, de la Direction de la Sécurité pour prendre en charge la définition et la mise en oeuvre d'une politique de sécurité à la mesure de la recrudescence des risques en matière de protection des biens, des personnes, des valeurs et des procédures et, d'autre part, de la Direction de la Communication pour permettre notamment au plan interne, une meilleure information et un développement des synergies entre les agents et la Banque, et en externe, de mieux faire connaître l'Institution.
Définition et mise en oeuvre d'une Gestion Intégrée des Ressources Humaines (GIRH) qui a permis de constituer une base d'informations sur l'état des ressources en personnel de la Banque et d'élaborer une stratégie globale, rationnelle et moderne des politiques et méthodes de gestion du personnel de la Banque, notamment par:
- le recrutement au service de la Banque de cadres à haut potentiel;
- le maintien du personnel en fonction par une organisation cohérente et harmonieuse des carrières;
- le développement du potentiel des agents par une politique de formation continue appropriée;
- la motivation du personnel à travers notamment une évaluation équitable et objective des performances;
- la détermination des besoins en personnel et en formation du personnel;
- la réorganisation des structures.
Le renforcement de la vocation régionale du Centre Ouest Africain de Formation et d'Etudes Bancaires (COFEB), l'institut de formation de la Banque Centrale, ouvert aux banques et aux administrations publiques. Avec l'arrivée du Centre Africain d'Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) dans le giron de la Banque Centrale, la synergie entre le COFEB et le CESAG se développe activement.
L'institution de la journée continue en vue de permettre au personnel de disposer du temps nécessaire à consacrer aux activités sportives, culturelles et sociales indispensables à leur épanouissement.
Extension du régime d'aide au personnel pour l'accession à la propriété immobilière avec en prime, la construction de logements sociaux dans tous les pays membres au profit du personnel, dans le cadre de coopératives d'habitat.
Construction de "centres aérés" comportant plusieurs infrastructures sportives et culturelles, dans le souci du raffermissement des liens de convivialité et de fraternité entre les agents.
En 1994, Charles Konan BANNY a pris l'initiative de créer un Comité Historique, constitué d'éminents universitaires et de témoins vivants de l'histoire de la BCEAO, auquel il donna pour mission la rédaction de l'histoire de l'Union Monétaire Ouest Africaine. Ces travaux ont débouché sur l'édition d'un ouvrage historique de référence intitulé "Histoire de l'UMOA, des origines à 1997". L'objectif visé est de revisiter le passé de l'Union et reconstituer ainsi l'héritage à léguer aux générations futures. L'ouvrage de trois tomes est distribué exclusivement au sein du réseau des Agences de la BCEAO dans les pays membres et à sa représentation à Paris.
Outre ses fonctions de Gouverneur, M. BANNY est Président du Conseil d'Administration de la BCEAO, Président de la Commission Bancaire de l'UMOA, membre du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers de l'UMOA et Administrateur de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
Charles Konan BANNY est Officier de l'Ordre National de la République de Côte d'Ivoire, Commandeur de l'Ordre National du Lion de la République du Sénégal, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République du Niger, "Citoyen d'honneur" de la ville de Sevran en France, Commandeur de l'Ordre National de la République du Bénin, Commandeur de l'Ordre National de la République du Mali. Il a également été décoré de la Médaille du Mérite et de la Coopération de la République de Guinée-Bissau.
Grand sportif, passionné de football qu'il a longuement pratiqué, Charles Konan BANNY consacre aussi ses rares moments de détente à la lecture et à la musique.
M. BANNY est marié et père de 4 enfants.
Titulaire d'un Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC) en 1968, il commence sa carrière professionnelle en 1969, date à laquelle il est nommé Chargé de Mission à la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions Agricoles en Côte d'Ivoire (CSSPPA).
En 1970, Charles Konan BANNY rejoint l'Organisation InterAfricaine du Café (OIAC) à Paris où il occupe le poste de Secrétaire Général Adjoint avant d'être nommé Secrétaire Général un an plus tard.
C'est en 1976 que Charles Konan BANNY entame son itinéraire de banquier central, avec son entrée au Siège de la BCEAO où il occupe successivement les fonctions de Directeur des Affaires Administratives et Sociales, de Directeur Central des Titres, du Portefeuille, des Emprunts et des Prêts en 1977 et de Directeur Central des Etudes en 1983.
En 1986, il devient Directeur National de la BCEAO pour la Côte d'Ivoire. A ce titre, il est nommé Gouverneur Suppléant pour la Côte d'Ivoire au Fonds Monétaire International (FMI). Conseiller Spécial du Gouverneur de la BCEAO à partir de 1988, il est nommé Gouverneur par intérim de la BCEAO de 1990 à 1993.
Le 1er janvier 1994, Charles Konan BANNY est confirmé dans les fonctions de Gouverneur de la BCEAO, sur décision du Conseil des Ministres de l'Union Monétaire Ouest Africaine prise conformément aux dispositions de l'article 41 des Statuts de la BCEAO, pour un mandat de 6 ans renouvelable.
Son mandat de Gouverneur de la BCEAO a été renouvelé le 17 juin 1999 pour une période de 6 ans, à compter du 1er janvier 2000.
Sous l'autorité de M. Charles Konan BANNY, la BCEAO a engagé de grands chantiers parmi lesquels on peut distinguer:
Au plan de la politique monétaire et de l'intégration financière
La réforme des instruments de politique monétaire en vue d'adapter les règles et procédures de la Banque Centrale aux mutations de l'environnement. Les innovations introduites à cet effet portent essentiellement sur :
- la mobilisation accrue de l'épargne intérieure, à l'appui d'une réduction progressive du rôle de la monnaie centrale ;
- l'abandon de la gestion administrative au profit d'instruments de régulation indirects, souples et flexibles répondant aux exigences des mécanismes de marché ;
- le renforcement de l'organisation et de la surveillance bancaire, avec la création en octobre 1990 de la Commission Bancaire de l'UMOA ;
- la mise en place d'un nouveau dispositif de surveillance et de contrôle de l'activité bancaire.
La promotion des financements alternatifs avec notamment :
- l'institution d'instruments de mobilisation de ressources à court et à moyen terme (billets de trésorerie, certificats de dépôts, bons, etc.) ;
- la mise en place de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers ;
- et le développement des systèmes de financement décentralisés (SFD) avec l'adoption d'une loi-cadre spécifique.
Au plan de l'intégration économique régionale
Création de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) : en exécution du mandat qui lui a été confié par les Chefs d'Etat de l'UMOA, Charles Konan BANNY conduit le projet jusqu'à son aboutissement final en janvier 1994, date de la signature du Traité constitutif de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Initiation et mise en place de chantiers intégrateurs relevant de l'environnement réglementaire et institutionnel de la politique monétaire :
- le plan comptable bancaire (PCB) entré en vigueur le 1er janvier 1996;
- la Centrale des Bilans dans les Etats membres de l'Union dont le volet comptable, le Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) est déjà opérationnel depuis le 1er janvier 1998;
- le projet de conception d'un cadre légal et réglementaire uniforme pour le capital-risque et les sociétés d'investissement en fonds propres;
- le projet de centralisation des incidents de paiement;
- le projet de modernisation des systèmes et moyens de paiement.
Participation décisive à l'adoption par les Hautes Autorités de l'Union du Pacte de Convergence, de Stabilité, de Croissance en vue de la consolidation du dispositif de surveillance multilatérale des politiques économiques, à l'avènement de la convergence tarifaire et à l'approfondissement des réformes économiques et institutionnelles.
Au plan de la modernisation de la gestion de la Banque Centrale
Définition et mise en oeuvre d'un plan d'évolution du système d'information, à travers notamment la réalisation d'infrastructures et l'acquisition d'équipements techniques qui ont permis de mettre à la disposition du personnel de nouveaux outils de travail électroniques et informatiques : messagerie électronique et Intranet. Le pivot de cette innovation est constitué par le réseau privé de télécommunication par satellite de type VSAT, grâce auquel les différents sites de la BCEAO ont été reliés.
Modernisation des activités de caisse et de tri par l'introduction progressive de la mécanisation des opérations de caisse.
Lancement de la construction d'une troisième génération d'Agences Auxiliaires et d'un immeuble annexe au Siège pour faire face au besoin de croissance du réseau et de locaux.
Consécration de certaines fonctions émergentes dans les structures de la BCEAO par la création d'une part, de la Direction de la Sécurité pour prendre en charge la définition et la mise en oeuvre d'une politique de sécurité à la mesure de la recrudescence des risques en matière de protection des biens, des personnes, des valeurs et des procédures et, d'autre part, de la Direction de la Communication pour permettre notamment au plan interne, une meilleure information et un développement des synergies entre les agents et la Banque, et en externe, de mieux faire connaître l'Institution.
Définition et mise en oeuvre d'une Gestion Intégrée des Ressources Humaines (GIRH) qui a permis de constituer une base d'informations sur l'état des ressources en personnel de la Banque et d'élaborer une stratégie globale, rationnelle et moderne des politiques et méthodes de gestion du personnel de la Banque, notamment par:
- le recrutement au service de la Banque de cadres à haut potentiel;
- le maintien du personnel en fonction par une organisation cohérente et harmonieuse des carrières;
- le développement du potentiel des agents par une politique de formation continue appropriée;
- la motivation du personnel à travers notamment une évaluation équitable et objective des performances;
- la détermination des besoins en personnel et en formation du personnel;
- la réorganisation des structures.
Le renforcement de la vocation régionale du Centre Ouest Africain de Formation et d'Etudes Bancaires (COFEB), l'institut de formation de la Banque Centrale, ouvert aux banques et aux administrations publiques. Avec l'arrivée du Centre Africain d'Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) dans le giron de la Banque Centrale, la synergie entre le COFEB et le CESAG se développe activement.
L'institution de la journée continue en vue de permettre au personnel de disposer du temps nécessaire à consacrer aux activités sportives, culturelles et sociales indispensables à leur épanouissement.
Extension du régime d'aide au personnel pour l'accession à la propriété immobilière avec en prime, la construction de logements sociaux dans tous les pays membres au profit du personnel, dans le cadre de coopératives d'habitat.
Construction de "centres aérés" comportant plusieurs infrastructures sportives et culturelles, dans le souci du raffermissement des liens de convivialité et de fraternité entre les agents.
En 1994, Charles Konan BANNY a pris l'initiative de créer un Comité Historique, constitué d'éminents universitaires et de témoins vivants de l'histoire de la BCEAO, auquel il donna pour mission la rédaction de l'histoire de l'Union Monétaire Ouest Africaine. Ces travaux ont débouché sur l'édition d'un ouvrage historique de référence intitulé "Histoire de l'UMOA, des origines à 1997". L'objectif visé est de revisiter le passé de l'Union et reconstituer ainsi l'héritage à léguer aux générations futures. L'ouvrage de trois tomes est distribué exclusivement au sein du réseau des Agences de la BCEAO dans les pays membres et à sa représentation à Paris.
Outre ses fonctions de Gouverneur, M. BANNY est Président du Conseil d'Administration de la BCEAO, Président de la Commission Bancaire de l'UMOA, membre du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers de l'UMOA et Administrateur de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
Charles Konan BANNY est Officier de l'Ordre National de la République de Côte d'Ivoire, Commandeur de l'Ordre National du Lion de la République du Sénégal, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République du Niger, "Citoyen d'honneur" de la ville de Sevran en France, Commandeur de l'Ordre National de la République du Bénin, Commandeur de l'Ordre National de la République du Mali. Il a également été décoré de la Médaille du Mérite et de la Coopération de la République de Guinée-Bissau.
Grand sportif, passionné de football qu'il a longuement pratiqué, Charles Konan BANNY consacre aussi ses rares moments de détente à la lecture et à la musique.
M. BANNY est marié et père de 4 enfants.
vendredi, décembre 30, 2005
Le premier ministre annonce la composition du nouveau gouvernement de transition
ABIDJAN, le 30 décembre (IRIN) - Après plusieurs semaines de négociations, le nouveau Premier ministre de la Côte d’Ivoire a constitué un gouvernement de transition qui dispose désormais de 10 mois pour réunifier le pays, désarmer les combattants rebelles et organiser les élections présidentielles.
Le Premier ministre Charles Konan Banny a annoncé mercredi la composition d’une équipe gouvernementale restreinte de 32 membres comprenant des représentants du parti au pouvoir, des forces rebelles et de l’opposition politique.
« J’ai également souhaité que les Ivoiriens se reconnaissent dans leur gouvernement », a déclaré à la presse M. Banny après la composition de son cabinet.
« Ce gouvernement est un gouvernement de mission. La mission elle est importante ; elle est essentielle. Nous devons éliminer toutes les armes de notre territoire, réunifier le pays et procéder à l’identification de la population …Nous devons apprendre à résoudre nos problèmes ».
Les protagonistes de la crise ivoirienne n’ont pas respecté toutes les dispositions de l’accord de paix de Linas-Marcoussis signé en janvier 2003, notamment le désarmement des forces rebelles et des milices pro-gouvernementales, et le règlement du délicat problème de la citoyenneté. En conséquence, les élections prévues le 30 octobre ont dû être annulées.
Les différents médiateurs internationaux ont déploré l’intransigeance des factions rivales et souligné leur manque de volonté politique à mettre fin à cette situation de « ni paix ni guerre » dans un pays divisé entre une région nord, occupée par les forces rebelles, et une région sud, contrôlée par le gouvernement.
Dans la nouvelle équipe gouvernementale, le ministère de Reconstruction et de la Réinsertion a été confié au leader des Forces nouvelles, Guillaume Soro, qui occupe ainsi le deuxième portefeuille, par ordre d’importance, après celui du Premier ministre.
Selon certains observateurs, la mission de M. Soro inclura probablement le désarmement et le redéploiement de l’administration gouvernementale sur l’ensemble du territoire occupé par les rebelles.
M. Soro avait précédemment revendiqué le poste de Premier ministre mais, à en croire Sidiki Konaté, le porte-parole de la Forces nouvelles, ce compromis satisfait le mouvement rebelle.
« Le gouvernement est une réalité et nous n’avons pas d’objection. Nous attendons de voir comment les choses vont se passer », a expliqué M. Konaté.
Il a fallu trois semaines à M. Banny pour constituer son équipe. Selon des sources proches du gouvernement, ce retard est dû en grande partie au refus du président Laurent Gbagbo de lâcher le portefeuille du ministère des Finances, détenu auparavant par un de ses proches alliés, Antoine Bohoun Bouabré.
Dans le nouveau cabinet, ce poste sera occupé par le Premier ministre, M. Banny –- ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest (BCEAO) –- même si Charles Koffi Diby, l’ancien directeur du trésor, sera chargé de la gestion quotidienne du ministère.
M. Bouabré occupe désormais le poste de ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement.
Les autres portefeuilles ministériels ont été attribués aux principaux signataires des accords de Marcoussis et à des technocrates peu connus du grand public, mais proches alliés de M. Banny.
Le Ministère de la Défense - donc le contrôle de l’armée ivoirienne - a été attribué au magistrat Aphing René Kouassi et le ministère de l’Intérieur a été confié à Dja Joseph Ble.
Composée de 32 membres – neuf de moins par rapport au précédent gouvernement de réconciliation nationale de la Côte d’Ivoire -, la répartition des portefeuilles ministériels respecte un juste équilibre des forces politiques en présence.
Le Rassemblement des républicains (RDR) et le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), deux partis de l’opposition, disposent de cinq ministères chacun, sept ministères ont été attribués au Front populaire ivoirien (FPI) et six aux Forces nouvelles.
M. Gbagbo a signé le décret présidentiel installant la nouvelle équipe gouvernementale, mais certains militants du FPI ont manifesté leur mécontentement à propos de la répartition des portefeuilles. Des centaines de jeunes sont ainsi descendus mercredi dans les rues de Yopougon, un quartier d’Abidjan, la capitale, pour exprimer leur désapprobation, et ont bloqué la circulation en incendiant des pneus.
Le chef d’état major des armées, le Général Philippe Mangou, et Charles Blé Goudé, chef de file des Jeunes patriotes, des militants pro-FPI, sont intervenus à la télévision nationale pour lancer un appel au calme.
Des éléments des forces armées ont été dépêchés sur les lieux pour disperser les manifestants.
M. Banny et sa nouvelle équipe disposent désormais d’à peine 10 mois pour mettre en œuvre la feuille de route du Conseil de sécurité et pour organiser les élections avant octobre 2006, période à laquelle expire le mandat du gouvernement de transition.
Mais pour certains observateurs politiques, si l’équipe de M. Banny constitue une solution de sortie de crise, le délai de dix mois dont elle dispose peut s’avérer trop court.
« Le nouveau gouvernement reflète bien l’équilibre du pouvoir en Côte d’Ivoire », a indiqué Hamed N’Cho. « La répartition des postes ministériels doit permettre à toutes les parties prenantes de trouver une solution à la crise ».
« [Mais] nous ne disposons que dix mois pour cela. Peut-être qu’il faut déjà penser à prolonger la période de transition ».
Le Premier ministre Charles Konan Banny a annoncé mercredi la composition d’une équipe gouvernementale restreinte de 32 membres comprenant des représentants du parti au pouvoir, des forces rebelles et de l’opposition politique.
« J’ai également souhaité que les Ivoiriens se reconnaissent dans leur gouvernement », a déclaré à la presse M. Banny après la composition de son cabinet.
« Ce gouvernement est un gouvernement de mission. La mission elle est importante ; elle est essentielle. Nous devons éliminer toutes les armes de notre territoire, réunifier le pays et procéder à l’identification de la population …Nous devons apprendre à résoudre nos problèmes ».
Les protagonistes de la crise ivoirienne n’ont pas respecté toutes les dispositions de l’accord de paix de Linas-Marcoussis signé en janvier 2003, notamment le désarmement des forces rebelles et des milices pro-gouvernementales, et le règlement du délicat problème de la citoyenneté. En conséquence, les élections prévues le 30 octobre ont dû être annulées.
Les différents médiateurs internationaux ont déploré l’intransigeance des factions rivales et souligné leur manque de volonté politique à mettre fin à cette situation de « ni paix ni guerre » dans un pays divisé entre une région nord, occupée par les forces rebelles, et une région sud, contrôlée par le gouvernement.
Dans la nouvelle équipe gouvernementale, le ministère de Reconstruction et de la Réinsertion a été confié au leader des Forces nouvelles, Guillaume Soro, qui occupe ainsi le deuxième portefeuille, par ordre d’importance, après celui du Premier ministre.
Selon certains observateurs, la mission de M. Soro inclura probablement le désarmement et le redéploiement de l’administration gouvernementale sur l’ensemble du territoire occupé par les rebelles.
M. Soro avait précédemment revendiqué le poste de Premier ministre mais, à en croire Sidiki Konaté, le porte-parole de la Forces nouvelles, ce compromis satisfait le mouvement rebelle.
« Le gouvernement est une réalité et nous n’avons pas d’objection. Nous attendons de voir comment les choses vont se passer », a expliqué M. Konaté.
Il a fallu trois semaines à M. Banny pour constituer son équipe. Selon des sources proches du gouvernement, ce retard est dû en grande partie au refus du président Laurent Gbagbo de lâcher le portefeuille du ministère des Finances, détenu auparavant par un de ses proches alliés, Antoine Bohoun Bouabré.
Dans le nouveau cabinet, ce poste sera occupé par le Premier ministre, M. Banny –- ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest (BCEAO) –- même si Charles Koffi Diby, l’ancien directeur du trésor, sera chargé de la gestion quotidienne du ministère.
M. Bouabré occupe désormais le poste de ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement.
Les autres portefeuilles ministériels ont été attribués aux principaux signataires des accords de Marcoussis et à des technocrates peu connus du grand public, mais proches alliés de M. Banny.
Le Ministère de la Défense - donc le contrôle de l’armée ivoirienne - a été attribué au magistrat Aphing René Kouassi et le ministère de l’Intérieur a été confié à Dja Joseph Ble.
Composée de 32 membres – neuf de moins par rapport au précédent gouvernement de réconciliation nationale de la Côte d’Ivoire -, la répartition des portefeuilles ministériels respecte un juste équilibre des forces politiques en présence.
Le Rassemblement des républicains (RDR) et le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), deux partis de l’opposition, disposent de cinq ministères chacun, sept ministères ont été attribués au Front populaire ivoirien (FPI) et six aux Forces nouvelles.
M. Gbagbo a signé le décret présidentiel installant la nouvelle équipe gouvernementale, mais certains militants du FPI ont manifesté leur mécontentement à propos de la répartition des portefeuilles. Des centaines de jeunes sont ainsi descendus mercredi dans les rues de Yopougon, un quartier d’Abidjan, la capitale, pour exprimer leur désapprobation, et ont bloqué la circulation en incendiant des pneus.
Le chef d’état major des armées, le Général Philippe Mangou, et Charles Blé Goudé, chef de file des Jeunes patriotes, des militants pro-FPI, sont intervenus à la télévision nationale pour lancer un appel au calme.
Des éléments des forces armées ont été dépêchés sur les lieux pour disperser les manifestants.
M. Banny et sa nouvelle équipe disposent désormais d’à peine 10 mois pour mettre en œuvre la feuille de route du Conseil de sécurité et pour organiser les élections avant octobre 2006, période à laquelle expire le mandat du gouvernement de transition.
Mais pour certains observateurs politiques, si l’équipe de M. Banny constitue une solution de sortie de crise, le délai de dix mois dont elle dispose peut s’avérer trop court.
« Le nouveau gouvernement reflète bien l’équilibre du pouvoir en Côte d’Ivoire », a indiqué Hamed N’Cho. « La répartition des postes ministériels doit permettre à toutes les parties prenantes de trouver une solution à la crise ».
« [Mais] nous ne disposons que dix mois pour cela. Peut-être qu’il faut déjà penser à prolonger la période de transition ».
mardi, décembre 06, 2005
COMMUNIQUE Final du GIT-Séance du 06 décembre
1. Le Groupe de travail international ministériel sur la Côte d`Ivoire a tenu sa deuxième réunion le 6 décembre 2005 à Abidjan.
2. II convient de rappeler qu`à la suite de la première réunion du GTI tenue le 08 novembre 2005 le Conseil de Sécurité des NU par une déclaration présidentielle datée du 30 novembre 2005 a exprimé son plein soutien au groupe et à ses travaux.
3. Cette deuxième réunion a été co-présidée par S.E.M. Oluyemi Adeniji, ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et S.E.M. Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d`Ivoire, en présence des ministres du Niger, de l`Afrique du Sud, de la France, du Haut Représentant des Nations Unies pour les élections et des représentants du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, des Nations Unies, de l`Union africaine, de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest, de l`Union européenne, de l`Organisation internationale de la francophonie et de la Banque mondiale.
4. Le Groupe exprime sa reconnaissance au Président en exercice de l`Union africaine, au Président de la communauté des Etats d`Afrique de l`Ouest (CEDEAO) et au médiateur de l`Union africaine pour la désignation de M. Charles Konan Banny comme Premier ministre de la période de transition. Le nouveau Premier ministre a pris part à l`ouverture de cette réunion du Groupe.
5. Tout en félicitant M. Konan Banny de sa nomination, le Groupe l`a assuré de son soutien total. A cet égard, le GTI prie le Groupe de Médiation de vérifier et de lui rendre compte que le Premier ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 08 de la résolution 1633 (2005) et réaffirmés dans la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 30 novembre 2005.
6. Le mandat de l`Assemblée nationale prendra fin le 16 décembre 2005. En attendant le résultat des consultations des parties ivoiriennes prévues au paragraphe 11 de la résolution 1633, s`il se révélait nécessaire de légiférer en vue d`assurer la mise en oeuvre effective et rapide du programme du Gouvernement durant la période de transition issue de la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Gouvernement adoptera rapidement en Conseil des Ministres les textes que le Premier Ministre présentera dans les deux jours au Chef de l`Etat qui devra les promulguer dans un délai maximum de cinq (5) jours.
7. La Commission électorale indépendante (CEI) n`étant pas encore opérationnelle, le Groupe déplore le retard du processus électoral et souligne le risque que cela pose pour la tenue des élections dans les délais prévus. Le Groupe apporte tout son soutien au Haut Représentant pour les consultations qu`il a engagées pour permettre sans délai le fonctionnement de la CEI ainsi que, si nécessaire, le recours à l`arbitrage au sujet de la composition de son bureau, conformément aux résolutions 1603 et 1633 et à la déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations Unies du 30 novembre 2005. Le Groupe réitère la disponibilité du Groupe de Médiation à apporter au Haut Représentant pour les élections toute l`assistance nécessaire.
8. Le Groupe relève que le Conseil de sécurité a, le 30 novembre, réaffirmé sa disposition, en étroite consultation avec la médiation de l`Union africaine, à imposer les mesures individuelles prévues aux articles 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) et dans la résolution 1633. Il rappelle que ces mesures visent les individus qui :
1/ bloqueraient la mise en œuvre du processus de paix,
2/ seraient tenus responsables de graves violations des droits de l`homme et du droit international humanitaire en Côte d`Ivoire,
3/ inciteraient publiquement à la haine et à la violence, ainsi que les personnes ou entités
4/ jugées en état d`infraction à l`embargo sur les armes. Chargé, en vertu de son mandat, d`évaluer, de contrôler et de suivre les progrès accomplis, le Groupe se déclare particulièrement résolu à faciliter la résorption rapide de tout blocage ou de tout ralentissement qui affecterait le processus. Il est prêt à considérer toute attaque ou obstruction envers l`action des Nations Unies, des forces impartiales, du Conseil de sécurité ou du Groupe lui-même comme traduisant une volonté, chez son ou ses auteurs, de contrarier le processus. Le Groupe presse les média ivoiriens de s`abstenir de toute publication, radiodiffusion ou télédiffusion susceptible de saper le processus de paix et de réconciliation. Il encourage le Premier ministre à prendre des mesures visant à assainir l`environnement médiatique, et ce, d`urgence. Pour les infractions qualifiées pénalement, le possible recours aux mesures individuelles ciblées est sans préjudice des voies de droit judiciaires appropriées -ivoiriennes, étrangères ou internationales.
9. Le Groupe note que le groupe de médiation quotidienne, coprésidé par l`Afrique du Sud et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et comprenant le Haut Représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d`Ivoire ainsi que les représentants de l`Union africaine et de la CEDEAO, s`est régulièrement réuni et a suivi de manière effective l`évolution du processus de paix. II a relevé avec préoccupation les manœuvres et pratiques contraires à ce processus ainsi que les atteintes aux droits de l`homme recensées par le groupe de médiation. Le Groupe prend acte des recommandations faites par le Groupe de médiation dans son premier rapport et le prie à nouveau de le saisir de tout obstacle au processus de paix.
10. Le groupe a mis à jour la matrice de la feuille de route visant à l`organisation d`élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006. Cette feuille de route est articulée autour des composantes suivantes : gouvernance et processus politique, désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), désarmement et démantèlement des milices, redéploiement de l`administration, identification et nationalité, processus électoral, rétablissement de la sécurité avec l`appui des forces impartiales, respect des droits de l`homme, sanctions et entraves à la liberté de mouvement, suivi des média et action humanitaire.
Le Groupe est convenu de tenir sa prochaine réunion en Côte d`Ivoire le 15 janvier 2006.
2. II convient de rappeler qu`à la suite de la première réunion du GTI tenue le 08 novembre 2005 le Conseil de Sécurité des NU par une déclaration présidentielle datée du 30 novembre 2005 a exprimé son plein soutien au groupe et à ses travaux.
3. Cette deuxième réunion a été co-présidée par S.E.M. Oluyemi Adeniji, ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et S.E.M. Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d`Ivoire, en présence des ministres du Niger, de l`Afrique du Sud, de la France, du Haut Représentant des Nations Unies pour les élections et des représentants du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, des Nations Unies, de l`Union africaine, de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest, de l`Union européenne, de l`Organisation internationale de la francophonie et de la Banque mondiale.
4. Le Groupe exprime sa reconnaissance au Président en exercice de l`Union africaine, au Président de la communauté des Etats d`Afrique de l`Ouest (CEDEAO) et au médiateur de l`Union africaine pour la désignation de M. Charles Konan Banny comme Premier ministre de la période de transition. Le nouveau Premier ministre a pris part à l`ouverture de cette réunion du Groupe.
5. Tout en félicitant M. Konan Banny de sa nomination, le Groupe l`a assuré de son soutien total. A cet égard, le GTI prie le Groupe de Médiation de vérifier et de lui rendre compte que le Premier ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 08 de la résolution 1633 (2005) et réaffirmés dans la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 30 novembre 2005.
6. Le mandat de l`Assemblée nationale prendra fin le 16 décembre 2005. En attendant le résultat des consultations des parties ivoiriennes prévues au paragraphe 11 de la résolution 1633, s`il se révélait nécessaire de légiférer en vue d`assurer la mise en oeuvre effective et rapide du programme du Gouvernement durant la période de transition issue de la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Gouvernement adoptera rapidement en Conseil des Ministres les textes que le Premier Ministre présentera dans les deux jours au Chef de l`Etat qui devra les promulguer dans un délai maximum de cinq (5) jours.
7. La Commission électorale indépendante (CEI) n`étant pas encore opérationnelle, le Groupe déplore le retard du processus électoral et souligne le risque que cela pose pour la tenue des élections dans les délais prévus. Le Groupe apporte tout son soutien au Haut Représentant pour les consultations qu`il a engagées pour permettre sans délai le fonctionnement de la CEI ainsi que, si nécessaire, le recours à l`arbitrage au sujet de la composition de son bureau, conformément aux résolutions 1603 et 1633 et à la déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations Unies du 30 novembre 2005. Le Groupe réitère la disponibilité du Groupe de Médiation à apporter au Haut Représentant pour les élections toute l`assistance nécessaire.
8. Le Groupe relève que le Conseil de sécurité a, le 30 novembre, réaffirmé sa disposition, en étroite consultation avec la médiation de l`Union africaine, à imposer les mesures individuelles prévues aux articles 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) et dans la résolution 1633. Il rappelle que ces mesures visent les individus qui :
1/ bloqueraient la mise en œuvre du processus de paix,
2/ seraient tenus responsables de graves violations des droits de l`homme et du droit international humanitaire en Côte d`Ivoire,
3/ inciteraient publiquement à la haine et à la violence, ainsi que les personnes ou entités
4/ jugées en état d`infraction à l`embargo sur les armes. Chargé, en vertu de son mandat, d`évaluer, de contrôler et de suivre les progrès accomplis, le Groupe se déclare particulièrement résolu à faciliter la résorption rapide de tout blocage ou de tout ralentissement qui affecterait le processus. Il est prêt à considérer toute attaque ou obstruction envers l`action des Nations Unies, des forces impartiales, du Conseil de sécurité ou du Groupe lui-même comme traduisant une volonté, chez son ou ses auteurs, de contrarier le processus. Le Groupe presse les média ivoiriens de s`abstenir de toute publication, radiodiffusion ou télédiffusion susceptible de saper le processus de paix et de réconciliation. Il encourage le Premier ministre à prendre des mesures visant à assainir l`environnement médiatique, et ce, d`urgence. Pour les infractions qualifiées pénalement, le possible recours aux mesures individuelles ciblées est sans préjudice des voies de droit judiciaires appropriées -ivoiriennes, étrangères ou internationales.
9. Le Groupe note que le groupe de médiation quotidienne, coprésidé par l`Afrique du Sud et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et comprenant le Haut Représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d`Ivoire ainsi que les représentants de l`Union africaine et de la CEDEAO, s`est régulièrement réuni et a suivi de manière effective l`évolution du processus de paix. II a relevé avec préoccupation les manœuvres et pratiques contraires à ce processus ainsi que les atteintes aux droits de l`homme recensées par le groupe de médiation. Le Groupe prend acte des recommandations faites par le Groupe de médiation dans son premier rapport et le prie à nouveau de le saisir de tout obstacle au processus de paix.
10. Le groupe a mis à jour la matrice de la feuille de route visant à l`organisation d`élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006. Cette feuille de route est articulée autour des composantes suivantes : gouvernance et processus politique, désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), désarmement et démantèlement des milices, redéploiement de l`administration, identification et nationalité, processus électoral, rétablissement de la sécurité avec l`appui des forces impartiales, respect des droits de l`homme, sanctions et entraves à la liberté de mouvement, suivi des média et action humanitaire.
Le Groupe est convenu de tenir sa prochaine réunion en Côte d`Ivoire le 15 janvier 2006.
lundi, décembre 05, 2005
Nouvel espoir de paix avec la nomination d'un nouveau Premier ministre
ABIDJAN, le 5 décembre (IRIN) - La désignation par les médiateurs africains de Charles Konan Banny, gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, au poste de Premier ministre de transition de la Côte d'Ivoire a été bien accueillie lundi par toutes les parties en conflit et augure d'une nouvelle ère de paix dans ce pays coupé en deux par la guerre.
Selon les termes de la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, le nouveau Premier ministre ivoirien disposera de moins de 11 mois pour désarmer les factions armées de ce pays d'Afrique de l'ouest déchiré par trois années de guerre civile, et pour organiser des élections.
Mais cette désignation par trois éminents chefs d'Etat africains intervient avec plusieurs semaines de retard. En effet, les différents protagonistes de la crise ivoirienne n'avaient pu se mettre d'accord le mois dernier sur le nom d'un candidat Premier ministre, acceptable par tous, capable de remplir le vide politique actuel et d'assumer le rôle de chef d'un gouvernement de transition et de l'armée.
« Le Premier ministre pour la période de transition qui doit prendre fin en octobre 2006 est M. Charles Konan Banny », a indiqué le ministre nigérian des Affaires étrangères, Oluyemi Adeniji, en lisant le bref communiqué signé par les présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki d'Afrique du sud et Mamadou Tandja du Niger.
Agé de 63 ans, M. Banny vit à Dakar, au Sénégal, pays qui abrite le siège de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO). Il devra s'imposer aussi aux rebelles, qui occupent le nord du pays depuis septembre 2002, qu'au président Laurent Gbagbo, qui contrôle le sud.
M. Obasanjo, qui est aussi président en exercice de l'Union africaine (UA), se tenait aux côtés du président Gbagbo lors de la lecture du communiqué portant nomination du Premier ministre de la transition. Les chefs d'Etat nigérian et sud africain s'étaient rendus à plusieurs reprises en Côte d'Ivoire et, pour la première fois depuis des mois, ils sont parvenus à imposer le plan de paix élaboré par l'ONU.
Selon les termes de la résolution 1633, le Premier ministre aura la lourde responsabilité de procéder au désarmement des forces rebelles et des milices, de résoudre le délicat problème de la nationalité et d'organiser des élections avant l'échéance du 26 octobre 2006.
Les élections étaient censées avoir lieu le 30 octobre dernier. Mais, en raison du retard dans les préparatifs et du refus des rebelles ou des miliciens pro-Gbagbo de désarmer, l'ONU avait jugé qu'il était impossible d'organiser le scrutin à l'échéance prévue.
Pour éviter une crise constitutionnelle, le Conseil de sécurité avait recommandé que le mandat de M. Gbagbo à la tête de l'Etat ivoirien soit prolongé d'un an maximum et qu'un nouveau Premier ministre, « acceptable par tous », soit nommé à la tête d'un gouvernement de transition.
Une nomination bien accueillie
La nomination de M. Banny, considéré généralement comme une personnalité très indépendante, a bien été accueillie par l'ensemble de la classe politique et par les forces rebelles qui avaient auparavant annoncé qu'elles n'accepteraient aucun candidat autre que leur leader, Guillaume Soro.
« Nous n'avons rien contre cette nomination », a confié à IRIN le porte-parole des Forces nouvelles, Sidiki Konaté. « Les présidents [Mbeki, Obasanjo et Tandja] devront s'assurer que le Premier ministre travaille dans le cadre de la mission qui lui est confiée avec les pleins pouvoirs ».
A la question de savoir si les rebelles pensent que M. Banny est capable de réunifier le pays et d'organiser les élections, M. Konaté a répondu : « Il est Ivoirien. S'il a la volonté et qu'il est bien entouré, il n'y a pas de raison de douter de ses capacités ».
M. Banny remplacera Seydou Diarra. Ce dernier, apprécié des loyalistes et de l'opposition armée et civile, n'a pu obtenir de Gbagbo tous les pouvoirs que lui conféraient les accords de Linas-Marcoussis de janvier 2003. Bien au contraire, le président à continuer à gérer la plupart des dossiers de l'Etat.
Comme le stipule la résolution 1633, adoptée en octobre, le Premier ministre du gouvernement de transition aura « les pleins pouvoir sur le cabinet ». Le Communauté internationale s'est par ailleurs engagée à renforcer son pouvoir en désignant un groupe de travail spécial chargé de surveiller et de rapporter tout entrave à la progression du processus de sortie de crise.
« Le groupe de travail international créé par la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies veillera à l'application de cette décision et en référera aux trois présidents [Mbeki, Obasanjo et Tandja] », indique la déclaration.
M. Banny: une personnalité indépendante
M. Banny occupe les fonctions de gouverneur de la BCEAO depuis 1990 et, en tant qu'éminent citoyen de la Côte d'Ivoire, il avait été pressenti pour le poste de Premier ministre. Son nom figurait sur la première liste des 16 candidats et il avait le soutien de M. Gbagbo.
Selon certains leaders de l'opposition, un de ses principaux atouts est sa grande expérience d'économiste et le fait qu'il s'est tenu à l'écart des turpitudes quotidiennes de la politique ivoirienne.
« M. Banny est le candidat qui a fait une certaine unanimité autour de son nom parce qu'il n'est pas trop marqué politiquement. Il a une grande expérience en économie et nous avons besoin de quelqu'un comme lui », a déclaré à IRIN Anaky Kobenan, le leader du Mouvement des forces de l'avenir, un petit parti de l'opposition.
M. Banny est originaire de Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d'Ivoire et bastion de l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI). Lorsque son frère a révélé que M. Banny avait l'intention de se présenter aux élections présidentielles en candidat indépendant, certains membres du PDCI avaient considéré cette initiative comme une tentative d'affaiblir le parti et son président, l'ancien chef d'Etat Henri Konan Bédié.
Le secrétaire générale du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, a néanmoins indiqué que le parti avait favorablement accueilli la nomination de M. Banny.
« C'est celui qui a été choisi. Tout le monde doit l'aider à réussir sa mission. Personne ne devra faire obstacle à son action, parce qu'il travaille pour le bien de la Côte d'Ivoire », a-t-il ajouté.
Quant au Rassemblement des républicains (RDR), le principal parti de l'opposition, il a déclaré qu'il espérait que cette nomination permettrait la tenue des élections.
« Nous espérons que toutes les difficultés rencontrées avec les précédents accords de paix vont être résolues, afin que le pays puisse aller rapidement vers les élections libres, justes et transparentes », a indiqué le porte-parole du RDR, Cissé Bacongo.
Une diplomatie mesurée
Il y a dix jours, lors d'une précédente visite en Côte d'Ivoire, M. Obasanjo - président en exercice de l'Ua -, Mbeki -- médiateur mandaté par l'Ua - et Tandja - président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) -- n'avaient pu obtenir un consensus autour du nom d'un nouveau Premier ministre.
Mais cette fois-ci, la diplomatie très mesurée de M. Obasanjo a permis de résoudre le problème.
« Nous n'avons rien eu à dire, tout le monde a fermé sa gueule», a déclaré M. Kobenan, à l'issue de la rencontre avec les médiateurs. « La classe politique n'ayant pas été capable de se mettre d'accord, les médiateurs ont choisi ».
Certains diplomates espèrent que la stature internationale de M. Banny et les bonnes relations qu'il entretient avec M. Gbagbo et les leaders de l'opposition ivoirienne l'aideront dans sa mission.
Catholique, marié et père de quatre enfants, M. Banny est titulaire d'un diplôme d'Etudes Supérieures en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC). Il a passé une bonne partie de sa carrière professionnelle en Afrique de l'ouest où il a travaillé notamment en Côte d'Ivoire à l'ancienne organisme de commercialisation du cacao, la Caistab, avant de démarrer sa carrière à la BCEAO en 1976.
Au siège de la BCEAO, à Dakar, la capitale sénégalaise, on indique que le remplaçant de M. Banny sera choisi parmi les vices-gouverneurs de la banque, mais aucune précision n'a été donnée sur la future réorganisation de l'institution.
Une bonne nouvelle pour les élèves ?
Les agences humanitaires espèrent aussi que le nouveau Premier ministre aidera à débloquer la situation de centaines de milliers d'élèves vivant dans le nord et qui n'ont pu passer leurs examens de fin d'année depuis que le pays a été divisé en deux en septembre 2002.
Et si rien n'est fait pour leur permettre de passer les examens, ils ne pourront pas progresser dans le système scolaire ou passer du cycle d'enseignement primaire ou secondaire. Les enfants doivent passer l'examen d'entrée en sixième avant les 15 ans révolus. Au-delà de cet âge, ils sont considérés comme trop vieux et exclus des systèmes scolaires.
Dès le début de la guerre, les subventions du gouvernement central aux services publics présents dans les zones rebelles ont été coupées. Depuis, les services les plus élémentaires que sont les écoles et les soins de santé ont été assurés par des organisations non gouvernementales.
La crise ivoirienne a fait quelque 500 000 déplacés, selon l'ONU, et les statistiques du Fonds monétaire international indiquent que le chômage et la pauvreté sont en hausse, ainsi que la malnutrition infantile, particulièrement dans les régions du nord les plus les plus pauvres.
Selon les termes de la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, le nouveau Premier ministre ivoirien disposera de moins de 11 mois pour désarmer les factions armées de ce pays d'Afrique de l'ouest déchiré par trois années de guerre civile, et pour organiser des élections.
Mais cette désignation par trois éminents chefs d'Etat africains intervient avec plusieurs semaines de retard. En effet, les différents protagonistes de la crise ivoirienne n'avaient pu se mettre d'accord le mois dernier sur le nom d'un candidat Premier ministre, acceptable par tous, capable de remplir le vide politique actuel et d'assumer le rôle de chef d'un gouvernement de transition et de l'armée.
« Le Premier ministre pour la période de transition qui doit prendre fin en octobre 2006 est M. Charles Konan Banny », a indiqué le ministre nigérian des Affaires étrangères, Oluyemi Adeniji, en lisant le bref communiqué signé par les présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki d'Afrique du sud et Mamadou Tandja du Niger.
Agé de 63 ans, M. Banny vit à Dakar, au Sénégal, pays qui abrite le siège de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO). Il devra s'imposer aussi aux rebelles, qui occupent le nord du pays depuis septembre 2002, qu'au président Laurent Gbagbo, qui contrôle le sud.
M. Obasanjo, qui est aussi président en exercice de l'Union africaine (UA), se tenait aux côtés du président Gbagbo lors de la lecture du communiqué portant nomination du Premier ministre de la transition. Les chefs d'Etat nigérian et sud africain s'étaient rendus à plusieurs reprises en Côte d'Ivoire et, pour la première fois depuis des mois, ils sont parvenus à imposer le plan de paix élaboré par l'ONU.
Selon les termes de la résolution 1633, le Premier ministre aura la lourde responsabilité de procéder au désarmement des forces rebelles et des milices, de résoudre le délicat problème de la nationalité et d'organiser des élections avant l'échéance du 26 octobre 2006.
Les élections étaient censées avoir lieu le 30 octobre dernier. Mais, en raison du retard dans les préparatifs et du refus des rebelles ou des miliciens pro-Gbagbo de désarmer, l'ONU avait jugé qu'il était impossible d'organiser le scrutin à l'échéance prévue.
Pour éviter une crise constitutionnelle, le Conseil de sécurité avait recommandé que le mandat de M. Gbagbo à la tête de l'Etat ivoirien soit prolongé d'un an maximum et qu'un nouveau Premier ministre, « acceptable par tous », soit nommé à la tête d'un gouvernement de transition.
Une nomination bien accueillie
La nomination de M. Banny, considéré généralement comme une personnalité très indépendante, a bien été accueillie par l'ensemble de la classe politique et par les forces rebelles qui avaient auparavant annoncé qu'elles n'accepteraient aucun candidat autre que leur leader, Guillaume Soro.
« Nous n'avons rien contre cette nomination », a confié à IRIN le porte-parole des Forces nouvelles, Sidiki Konaté. « Les présidents [Mbeki, Obasanjo et Tandja] devront s'assurer que le Premier ministre travaille dans le cadre de la mission qui lui est confiée avec les pleins pouvoirs ».
A la question de savoir si les rebelles pensent que M. Banny est capable de réunifier le pays et d'organiser les élections, M. Konaté a répondu : « Il est Ivoirien. S'il a la volonté et qu'il est bien entouré, il n'y a pas de raison de douter de ses capacités ».
M. Banny remplacera Seydou Diarra. Ce dernier, apprécié des loyalistes et de l'opposition armée et civile, n'a pu obtenir de Gbagbo tous les pouvoirs que lui conféraient les accords de Linas-Marcoussis de janvier 2003. Bien au contraire, le président à continuer à gérer la plupart des dossiers de l'Etat.
Comme le stipule la résolution 1633, adoptée en octobre, le Premier ministre du gouvernement de transition aura « les pleins pouvoir sur le cabinet ». Le Communauté internationale s'est par ailleurs engagée à renforcer son pouvoir en désignant un groupe de travail spécial chargé de surveiller et de rapporter tout entrave à la progression du processus de sortie de crise.
« Le groupe de travail international créé par la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies veillera à l'application de cette décision et en référera aux trois présidents [Mbeki, Obasanjo et Tandja] », indique la déclaration.
M. Banny: une personnalité indépendante
M. Banny occupe les fonctions de gouverneur de la BCEAO depuis 1990 et, en tant qu'éminent citoyen de la Côte d'Ivoire, il avait été pressenti pour le poste de Premier ministre. Son nom figurait sur la première liste des 16 candidats et il avait le soutien de M. Gbagbo.
Selon certains leaders de l'opposition, un de ses principaux atouts est sa grande expérience d'économiste et le fait qu'il s'est tenu à l'écart des turpitudes quotidiennes de la politique ivoirienne.
« M. Banny est le candidat qui a fait une certaine unanimité autour de son nom parce qu'il n'est pas trop marqué politiquement. Il a une grande expérience en économie et nous avons besoin de quelqu'un comme lui », a déclaré à IRIN Anaky Kobenan, le leader du Mouvement des forces de l'avenir, un petit parti de l'opposition.
M. Banny est originaire de Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d'Ivoire et bastion de l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI). Lorsque son frère a révélé que M. Banny avait l'intention de se présenter aux élections présidentielles en candidat indépendant, certains membres du PDCI avaient considéré cette initiative comme une tentative d'affaiblir le parti et son président, l'ancien chef d'Etat Henri Konan Bédié.
Le secrétaire générale du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, a néanmoins indiqué que le parti avait favorablement accueilli la nomination de M. Banny.
« C'est celui qui a été choisi. Tout le monde doit l'aider à réussir sa mission. Personne ne devra faire obstacle à son action, parce qu'il travaille pour le bien de la Côte d'Ivoire », a-t-il ajouté.
Quant au Rassemblement des républicains (RDR), le principal parti de l'opposition, il a déclaré qu'il espérait que cette nomination permettrait la tenue des élections.
« Nous espérons que toutes les difficultés rencontrées avec les précédents accords de paix vont être résolues, afin que le pays puisse aller rapidement vers les élections libres, justes et transparentes », a indiqué le porte-parole du RDR, Cissé Bacongo.
Une diplomatie mesurée
Il y a dix jours, lors d'une précédente visite en Côte d'Ivoire, M. Obasanjo - président en exercice de l'Ua -, Mbeki -- médiateur mandaté par l'Ua - et Tandja - président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) -- n'avaient pu obtenir un consensus autour du nom d'un nouveau Premier ministre.
Mais cette fois-ci, la diplomatie très mesurée de M. Obasanjo a permis de résoudre le problème.
« Nous n'avons rien eu à dire, tout le monde a fermé sa gueule», a déclaré M. Kobenan, à l'issue de la rencontre avec les médiateurs. « La classe politique n'ayant pas été capable de se mettre d'accord, les médiateurs ont choisi ».
Certains diplomates espèrent que la stature internationale de M. Banny et les bonnes relations qu'il entretient avec M. Gbagbo et les leaders de l'opposition ivoirienne l'aideront dans sa mission.
Catholique, marié et père de quatre enfants, M. Banny est titulaire d'un diplôme d'Etudes Supérieures en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC). Il a passé une bonne partie de sa carrière professionnelle en Afrique de l'ouest où il a travaillé notamment en Côte d'Ivoire à l'ancienne organisme de commercialisation du cacao, la Caistab, avant de démarrer sa carrière à la BCEAO en 1976.
Au siège de la BCEAO, à Dakar, la capitale sénégalaise, on indique que le remplaçant de M. Banny sera choisi parmi les vices-gouverneurs de la banque, mais aucune précision n'a été donnée sur la future réorganisation de l'institution.
Une bonne nouvelle pour les élèves ?
Les agences humanitaires espèrent aussi que le nouveau Premier ministre aidera à débloquer la situation de centaines de milliers d'élèves vivant dans le nord et qui n'ont pu passer leurs examens de fin d'année depuis que le pays a été divisé en deux en septembre 2002.
Et si rien n'est fait pour leur permettre de passer les examens, ils ne pourront pas progresser dans le système scolaire ou passer du cycle d'enseignement primaire ou secondaire. Les enfants doivent passer l'examen d'entrée en sixième avant les 15 ans révolus. Au-delà de cet âge, ils sont considérés comme trop vieux et exclus des systèmes scolaires.
Dès le début de la guerre, les subventions du gouvernement central aux services publics présents dans les zones rebelles ont été coupées. Depuis, les services les plus élémentaires que sont les écoles et les soins de santé ont été assurés par des organisations non gouvernementales.
La crise ivoirienne a fait quelque 500 000 déplacés, selon l'ONU, et les statistiques du Fonds monétaire international indiquent que le chômage et la pauvreté sont en hausse, ainsi que la malnutrition infantile, particulièrement dans les régions du nord les plus les plus pauvres.
dimanche, novembre 20, 2005
OCHA : Rapport Hebdomadaire 06-20 novembre
OCHA ( United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs )
Rapport Hebdomadaire No. 28 / 06-20 novembre 2005
I. Situation politique et sécuritaire
Le Groupe de travail international (GTI) sur la Côte d'Ivoire, créé conformément à la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU, chargé de suivre l'évolution du processus de paix, a tenu sa première réunion le 08 novembre 2005. Le GTI comprend notamment des représentants de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de l'Organisation Internationale de la Francophonie, du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, ainsi que de l'Afrique du sud, du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, de la France, du Royaume Uni et des Etats-Unis. Lors de cette réunion le GTI a précisé que le Premier ministre disposerait des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. Cette définition a été critiquée par le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui s'est exprimé à ce sujet le 11 novembre 2005 dans un communiqué en soulignant que le GTI «outrepasse dangereusement et exagérément ses compétences et ses fonctions».
Le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria M Oluyemi Adeniji en visite en Côte d'Ivoire a effectué une visite à Bouaké le 17 novembre 2005 où il a eu une rencontre à huis clos avec les autorités des Forces Nouvelles. Suite à cette réunion le porte-parole des Forces Nouvelles, Sidiki Konaté, a fait une déclaration à la presse faisant savoir que l'envoyé du Président du Nigeria est venu échanger et présenter aux Forces Nouvelles une dernière liste des candidats au poste du Premier Ministre. Il a déclaré que le leader des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, ne figurait pas sur cette nouvelle liste. Le porte-parole des FN a souligné que les Forces Nouvelles contrôle 60% du territoire peuplé de 7 millions d'habitants, pourtant leur statut et leur poids « dans le processus de transition » n'ont pas été pris en compte par la Communauté Internationale. Ainsi, M. Konaté a souligné que la nouvelle liste proposée ne les intéressait pas. «Nous ne savons pas les motivations profondes qui ont permis le choix de ces derniers candidats au détriment du candidat des Forces Nouvelles. Et c'est pour ça que nous ne reconnaissons pas cette liste», a notamment dit le porte-parole des Forces Nouvelles. Pour sa part, le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria a déclaré que la médiation est pour l'instant dans une phase de consultations et qu'il n'y avait pas de liste finale.
Selon l'ONUCI-Guiglo, le 18 novembre 2005, une quarantaine de militaires des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) basés à Duékoué a tiré en l'air pendant environ cinq minutes non loin de la résidence du Gouverneur militaire. Ces derniers réclamaient la paie de quatre mois d'arriérés de leur prime de guerre. Le Gouverneur militaire est intervenu en promettant la paie incessamment. Cette prime de guerre est de F CFA 180.000 par mois par militaire et de F CFA 90.000 par policier.
Dans le cadre de la célébration de la Journée Nationale de la Paix, le Représentant du Secrétaire général de l'ONU Pierre Schori a effectué une visite à Zuénoula (392 km d'Abidjan) le 15 novembre 2005. S'exprimant au cours d'un forum organisé par l'ONUCI, M. Schori a expliqué que cette journée était le prélude à d'autres échanges qui seront développées par les chefs d'Etat et de Gouvernement lors du Sommet de la Francophonie, prévu les 4 et 5 décembre prochain à Bamako (Mali). Il a souligné que la situation en Côte d'Ivoire touche en premier lieu la jeunesse et a invité les participants à accepter la main tendue par l'ONUCI et les agences du système des Nations Unies pour libérer leur créativité et générer une participation beaucoup plus active dans le processus de la paix.
II. Situation Humanitaire
Mouvement des populations
Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), en collaboration avec les ONGs CARITAS, GTZ et le Service d'aide et d'assistance aux réfugiés et apatrides (SAARA) du Ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, a entamé le processus du rapatriement volontaire de 123 réfugiés libériens, le 15 novembre 2005. Les rapatriés proviennent du camp de Nicla et des localités de Blolequin, Bin Houye, Zouan Hounien et Toulepleu.
A la date du 10 novembre, l'OIM a enregistré 66 ménages de 256 personnes déplacées à la Mission catholique et 10 ménages de 56 personnes déplacées au Foyer social, soit un total de 76 ménages de 302 personnes déplacées sur les sites à Duékoué. La grande majorité de ces déplacés (55 ménages de 236 déplacés) viennent des trois localités suivantes : Blody - 17 ménages de 54 déplacés, Toa Zéo - 7 ménages de 30 déplacés et Yrozon - 31 ménages de 152 déplacés. Il convient de rappeler que les difficultés d'accès aux services sociaux de base, notamment l'eau potable, les soins de santé et l'éducation constituent un des obstacles au retour des déplacés dans ces localités.
Eau et Assainissement
Conformément au protocole d'accord entre l'UNICEF et la DHH (Direction de l'Hydraulique Humaine), le responsable de l'hydraulique villageoise de Man a repris ses fonctions le 14 novembre 2005. Il sera chargé d'apporter son concours et son expertise à la réhabilitation de 300 pompes hydrauliques dans la région des 18 Montagnes.
OCHA-Guiglo rapporte que l'ONG Solidarités avec le financement du HCR, assiste 17 villages sur l'axe Guiglo-Bloléquin et 20 villages sur l'axe Guiglo-Taï dans le domaine de l'eau et l'assainissement. Par ailleurs, Solidarités opère aussi dans le domaine de l'assainissement (ramassage des ordures) dans la ville de Bloléquin. Des comités de gestion ont été installés dans chaque village bénéficiaire pour pérenniser les réalisations faites par Solidarités. Un tracteur pour le ramassage des ordures aux points de collecte a été acheté par Solidarités et sera remis à la Mairie de Bloléquin dans les prochains jours.
Santé, incl. Nutrition et VIH/SIDA
Les Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite se sont déroulées du 11 au 14 novembre 2005 à travers tout le pays. Selon les sous bureaux de OCHA, dans la région des Savanes, sur 140 620 enfants de 0 à 5 ans, 135 488 ont été vaccinés, soit 96% des enfants ciblés. Dans la région des 18 Montagnes, 240.325 enfants ont été vaccinés sur un total de 236.582 ciblés par la campagne, ce qui donne un taux de couverture de 101.5%. Dans la Vallée du Bandama, environ 90% des 277.391 enfants ont été vaccinés.
L'ONG CARE Internationale a fait un don de matériels sanitaires et de mobiliers au CHR de Korhogo le 18 novembre 2005 en présence du Directeur Général de CARE/Côte-d'Ivoire, des Autorités civiles et militaires de Korhogo et des acteurs humanitaires. Les dons remis sont composés de sanitaires, de tables (3) et chaises de bureau (3), placards (3), bancs (5), matelas (10), carnets individuels de santé (600), cahiers d'observations de maladie (300) et de fiches de diagnostic (300).
Selon OCHA-Guiglo, MSF-France prend en charge 35 enfants malnutris dans son Centre Nutritionnel Thérapeutique (CNT) de Guiglo. Dix (10) autres enfants en phase ambulatoire viennent bénéficier régulièrement des soins au sein du centre. Au niveau du dispensaire, entre 130 et 170 patients vulnérables sont soignés quotidiennement et gratuitement. La majorité des patients présente le paludisme comme pathologie.
L'ONG AWECO a fait une campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les abus sexuels par des visites à domicile auprès des déplacés du Centre d'accueil et de transit (CATD), des réfugiés du camp de Nicla et des familles d'accueil de déplacées dans la ville de Guiglo. Au total, 1.357 hommes et 1.294 femmes ont bénéficié de ces séances de sensibilisation sur le VIH/SIDA et sur les abus sexuels. AWECO a par ailleurs distribué des préservatifs au cours de ces séances.
Education
Le 15 novembre 2005, à Korhogo, au cours d'une réunion regroupant les autorités civiles et militaires des Forces Nouvelles, les responsables de l'éducation et les parents d'élèves, le président du CEE (comité écoles et examens) a expliqué que le FN attendaient la nomination du nouveau Premier ministre et la mise en place du nouveau gouvernement pour la tenue des examens en zone sous leur contrôle. Les responsables de l'éducation ont rassuré les parents qu'ils sont techniquement prêts pour les examens et que le volet financier reste l'affaire du Secrétariat Général des Forces Nouvelles. En attendant la reprise des cours reste timide dans toute la zone malgré les appels lancés aux élèves, parents et enseignants.
La campagne de sensibilisation pour le retour des enfants/filles à l'école a été lancée à Man le 19 novembre 2005 en présence des autorités FN des responsables communautaires et religieuses et d'associations féminines. Les supports médiatiques locaux ont été mis à contribution pour informer et sensibiliser la population sur l'importance de la scolarisation des enfants/filles.
La délégation des représentants des ONGs Save the Children UK, Suède et l'Alliance des ONGs Save the Children au niveau mondial, en visite à Guiglo au cours de la semaine du 14 au 18 novembre 2005, a eu des entretiens avec le groupe sectoriel éducation. Les acteurs de l'éducation ont exposé à la délégation les défis majeurs de l'éducation dans la région du Moyen Cavally, en particulier, l'insuffisance des infrastructures, d'équipements et des matériels scolaires, ainsi que le déficit des enseignants qualifiés. La délégation a rencontré le représentant du Bureau OCHA-CI pour échanger sur leurs interventions prochaines.
Protection
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme PDR (Prévention, Démobilisation et Réinsertion) des enfants associés aux groupes armés, l'UNICEF a signé un accord de partenariat avec les ONGs ASA (Afrique Secours Assistance) et Save The Children UK. A Guiglo, 50 enfants bénéficieront de ce programme. Sur l'axe Guiglo-Toulepleu, l'on dénombre 200 enfants bénéficiaires. Save The Children UK identifiera par villages des personnes qu'elle formera pour animer les programmes PDR.
L'ONG ASA a apporté une assistance en vivres et non-vivres (kits de couchage et toilettes) à 72 enfants réfugiés libériens et à 4 familles d'accueils dans les localités de Bin Houyé. Au camp des réfugiés à Nicla, un suivi psychologique des enfants non accompagnés a été organisé au cours de la semaine écoulée.
Cohésion sociale
L'ONG AID-CI a effectué une visite de suivi du nouveau comité de paix à Fengolo. Durant cette visite, AID-CI a noté que le comité se réunit régulièrement une fois par semaine. L'ONG a constaté un certain niveau de fraternisation inter communautaire et le règlement à l'amiable de certains litiges. Cependant, l'AID-CI souligne que des litiges fonciers à Fengolo ne sont pas encore réglés.
Sécurité Alimentaire
Du 08 au 09 novembre 2005, la FAO a animé à Man, avec le concours de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) un atelier de formation destinée aux partenaires humanitaires. Il s'agissait de renforcer les capacités des agents des ONGs nationales IFS, ODAFEM, IDE Afrique dans le but d'assurer et de servir de relais dans les villages pour le suivi et l'encadrement des bénéficiaires du programme maraîcher.
Les 07 et 13 novembre 2005, le PAM a effectué la distribution des vivres à 604 ménages à Duekoué et Toulepleu dans le cadre de son programme maraîcher. Cinquante neuf (59) familles des retournés de Bangolo et de Béoué-Zagna ont bénéficié des vivres équivalant à une ration de 30 jours. Au camp des réfugiés à Nicla, 6055 réfugiés ont reçu une ration mensuelle des vivres, ainsi que les 6471 déplacés du CATD.
Une délégation du FIDA a effectué une mission dans les départements de Bouaké, Boundiali, Ferké et Korhogo du 16 au 26 novembre 2005 en vue de faire un état des lieux après trois années d'interruption des projets et envisager une reprise des activités. Cette visite sera suivie d'une grande mission d'évaluation en mois de janvier 2006. La mission a tenu une séance de travail le 17 novembre avec les acteurs humanitaires pendant laquelle la délégation a fait le point sur les projets envisagés et a échangé avec les acteurs humanitaires sur les différents domaines d'intervention.
Abris et non-vivres
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de terminer une vaste opération d'assistance ponctuelle à 1668 ménages de neuf villages dans la Sous préfecture de Zou (Département de Man). Dans le cadre de cette opération, menée du 16 au 20 novembre 2005, l'équipe du CICR, en collaboration des secouristes de la Croix-Rouge de Côte d'Ivoire, a distribué des biens de première nécessité tels que sets de cuisine (1870), des pagnes (7934), des nattes (7934), des savons (17051) et des seaux (2116).
Coordination
Au cours de la réunion des donateurs le 18 novembre 2005, OCHA-CI a présenté à l'attention des participants les projets des rapports sur l'éducation et l'eau qui traitent des problèmes sectoriels, dressent le bilan de l'engagement des acteurs humanitaires, de la Communauté Internationale et des Autorités ivoiriennes et proposent des solutions appropriées.
Le premier rapport mensuel de OCHA-CI depuis l'interruption en mai 2005 paraît à nouveau. Ce rapport, fait le point sur les activités des acteurs humanitaires pendant la période rapportée et présente l'analyse des défis humanitaires majeurs à l'ordre du jour.
IV. Mobilisation des ressources (06 novembre 2005 selon FTS)
Pas de nouvelles contributions rapportées par FTS «Financial Tracking Service»
Rapport Hebdomadaire No. 28 / 06-20 novembre 2005
I. Situation politique et sécuritaire
Le Groupe de travail international (GTI) sur la Côte d'Ivoire, créé conformément à la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU, chargé de suivre l'évolution du processus de paix, a tenu sa première réunion le 08 novembre 2005. Le GTI comprend notamment des représentants de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de l'Organisation Internationale de la Francophonie, du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, ainsi que de l'Afrique du sud, du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, de la France, du Royaume Uni et des Etats-Unis. Lors de cette réunion le GTI a précisé que le Premier ministre disposerait des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. Cette définition a été critiquée par le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui s'est exprimé à ce sujet le 11 novembre 2005 dans un communiqué en soulignant que le GTI «outrepasse dangereusement et exagérément ses compétences et ses fonctions».
Le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria M Oluyemi Adeniji en visite en Côte d'Ivoire a effectué une visite à Bouaké le 17 novembre 2005 où il a eu une rencontre à huis clos avec les autorités des Forces Nouvelles. Suite à cette réunion le porte-parole des Forces Nouvelles, Sidiki Konaté, a fait une déclaration à la presse faisant savoir que l'envoyé du Président du Nigeria est venu échanger et présenter aux Forces Nouvelles une dernière liste des candidats au poste du Premier Ministre. Il a déclaré que le leader des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, ne figurait pas sur cette nouvelle liste. Le porte-parole des FN a souligné que les Forces Nouvelles contrôle 60% du territoire peuplé de 7 millions d'habitants, pourtant leur statut et leur poids « dans le processus de transition » n'ont pas été pris en compte par la Communauté Internationale. Ainsi, M. Konaté a souligné que la nouvelle liste proposée ne les intéressait pas. «Nous ne savons pas les motivations profondes qui ont permis le choix de ces derniers candidats au détriment du candidat des Forces Nouvelles. Et c'est pour ça que nous ne reconnaissons pas cette liste», a notamment dit le porte-parole des Forces Nouvelles. Pour sa part, le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria a déclaré que la médiation est pour l'instant dans une phase de consultations et qu'il n'y avait pas de liste finale.
Selon l'ONUCI-Guiglo, le 18 novembre 2005, une quarantaine de militaires des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) basés à Duékoué a tiré en l'air pendant environ cinq minutes non loin de la résidence du Gouverneur militaire. Ces derniers réclamaient la paie de quatre mois d'arriérés de leur prime de guerre. Le Gouverneur militaire est intervenu en promettant la paie incessamment. Cette prime de guerre est de F CFA 180.000 par mois par militaire et de F CFA 90.000 par policier.
Dans le cadre de la célébration de la Journée Nationale de la Paix, le Représentant du Secrétaire général de l'ONU Pierre Schori a effectué une visite à Zuénoula (392 km d'Abidjan) le 15 novembre 2005. S'exprimant au cours d'un forum organisé par l'ONUCI, M. Schori a expliqué que cette journée était le prélude à d'autres échanges qui seront développées par les chefs d'Etat et de Gouvernement lors du Sommet de la Francophonie, prévu les 4 et 5 décembre prochain à Bamako (Mali). Il a souligné que la situation en Côte d'Ivoire touche en premier lieu la jeunesse et a invité les participants à accepter la main tendue par l'ONUCI et les agences du système des Nations Unies pour libérer leur créativité et générer une participation beaucoup plus active dans le processus de la paix.
II. Situation Humanitaire
Mouvement des populations
Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), en collaboration avec les ONGs CARITAS, GTZ et le Service d'aide et d'assistance aux réfugiés et apatrides (SAARA) du Ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, a entamé le processus du rapatriement volontaire de 123 réfugiés libériens, le 15 novembre 2005. Les rapatriés proviennent du camp de Nicla et des localités de Blolequin, Bin Houye, Zouan Hounien et Toulepleu.
A la date du 10 novembre, l'OIM a enregistré 66 ménages de 256 personnes déplacées à la Mission catholique et 10 ménages de 56 personnes déplacées au Foyer social, soit un total de 76 ménages de 302 personnes déplacées sur les sites à Duékoué. La grande majorité de ces déplacés (55 ménages de 236 déplacés) viennent des trois localités suivantes : Blody - 17 ménages de 54 déplacés, Toa Zéo - 7 ménages de 30 déplacés et Yrozon - 31 ménages de 152 déplacés. Il convient de rappeler que les difficultés d'accès aux services sociaux de base, notamment l'eau potable, les soins de santé et l'éducation constituent un des obstacles au retour des déplacés dans ces localités.
Eau et Assainissement
Conformément au protocole d'accord entre l'UNICEF et la DHH (Direction de l'Hydraulique Humaine), le responsable de l'hydraulique villageoise de Man a repris ses fonctions le 14 novembre 2005. Il sera chargé d'apporter son concours et son expertise à la réhabilitation de 300 pompes hydrauliques dans la région des 18 Montagnes.
OCHA-Guiglo rapporte que l'ONG Solidarités avec le financement du HCR, assiste 17 villages sur l'axe Guiglo-Bloléquin et 20 villages sur l'axe Guiglo-Taï dans le domaine de l'eau et l'assainissement. Par ailleurs, Solidarités opère aussi dans le domaine de l'assainissement (ramassage des ordures) dans la ville de Bloléquin. Des comités de gestion ont été installés dans chaque village bénéficiaire pour pérenniser les réalisations faites par Solidarités. Un tracteur pour le ramassage des ordures aux points de collecte a été acheté par Solidarités et sera remis à la Mairie de Bloléquin dans les prochains jours.
Santé, incl. Nutrition et VIH/SIDA
Les Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite se sont déroulées du 11 au 14 novembre 2005 à travers tout le pays. Selon les sous bureaux de OCHA, dans la région des Savanes, sur 140 620 enfants de 0 à 5 ans, 135 488 ont été vaccinés, soit 96% des enfants ciblés. Dans la région des 18 Montagnes, 240.325 enfants ont été vaccinés sur un total de 236.582 ciblés par la campagne, ce qui donne un taux de couverture de 101.5%. Dans la Vallée du Bandama, environ 90% des 277.391 enfants ont été vaccinés.
L'ONG CARE Internationale a fait un don de matériels sanitaires et de mobiliers au CHR de Korhogo le 18 novembre 2005 en présence du Directeur Général de CARE/Côte-d'Ivoire, des Autorités civiles et militaires de Korhogo et des acteurs humanitaires. Les dons remis sont composés de sanitaires, de tables (3) et chaises de bureau (3), placards (3), bancs (5), matelas (10), carnets individuels de santé (600), cahiers d'observations de maladie (300) et de fiches de diagnostic (300).
Selon OCHA-Guiglo, MSF-France prend en charge 35 enfants malnutris dans son Centre Nutritionnel Thérapeutique (CNT) de Guiglo. Dix (10) autres enfants en phase ambulatoire viennent bénéficier régulièrement des soins au sein du centre. Au niveau du dispensaire, entre 130 et 170 patients vulnérables sont soignés quotidiennement et gratuitement. La majorité des patients présente le paludisme comme pathologie.
L'ONG AWECO a fait une campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les abus sexuels par des visites à domicile auprès des déplacés du Centre d'accueil et de transit (CATD), des réfugiés du camp de Nicla et des familles d'accueil de déplacées dans la ville de Guiglo. Au total, 1.357 hommes et 1.294 femmes ont bénéficié de ces séances de sensibilisation sur le VIH/SIDA et sur les abus sexuels. AWECO a par ailleurs distribué des préservatifs au cours de ces séances.
Education
Le 15 novembre 2005, à Korhogo, au cours d'une réunion regroupant les autorités civiles et militaires des Forces Nouvelles, les responsables de l'éducation et les parents d'élèves, le président du CEE (comité écoles et examens) a expliqué que le FN attendaient la nomination du nouveau Premier ministre et la mise en place du nouveau gouvernement pour la tenue des examens en zone sous leur contrôle. Les responsables de l'éducation ont rassuré les parents qu'ils sont techniquement prêts pour les examens et que le volet financier reste l'affaire du Secrétariat Général des Forces Nouvelles. En attendant la reprise des cours reste timide dans toute la zone malgré les appels lancés aux élèves, parents et enseignants.
La campagne de sensibilisation pour le retour des enfants/filles à l'école a été lancée à Man le 19 novembre 2005 en présence des autorités FN des responsables communautaires et religieuses et d'associations féminines. Les supports médiatiques locaux ont été mis à contribution pour informer et sensibiliser la population sur l'importance de la scolarisation des enfants/filles.
La délégation des représentants des ONGs Save the Children UK, Suède et l'Alliance des ONGs Save the Children au niveau mondial, en visite à Guiglo au cours de la semaine du 14 au 18 novembre 2005, a eu des entretiens avec le groupe sectoriel éducation. Les acteurs de l'éducation ont exposé à la délégation les défis majeurs de l'éducation dans la région du Moyen Cavally, en particulier, l'insuffisance des infrastructures, d'équipements et des matériels scolaires, ainsi que le déficit des enseignants qualifiés. La délégation a rencontré le représentant du Bureau OCHA-CI pour échanger sur leurs interventions prochaines.
Protection
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme PDR (Prévention, Démobilisation et Réinsertion) des enfants associés aux groupes armés, l'UNICEF a signé un accord de partenariat avec les ONGs ASA (Afrique Secours Assistance) et Save The Children UK. A Guiglo, 50 enfants bénéficieront de ce programme. Sur l'axe Guiglo-Toulepleu, l'on dénombre 200 enfants bénéficiaires. Save The Children UK identifiera par villages des personnes qu'elle formera pour animer les programmes PDR.
L'ONG ASA a apporté une assistance en vivres et non-vivres (kits de couchage et toilettes) à 72 enfants réfugiés libériens et à 4 familles d'accueils dans les localités de Bin Houyé. Au camp des réfugiés à Nicla, un suivi psychologique des enfants non accompagnés a été organisé au cours de la semaine écoulée.
Cohésion sociale
L'ONG AID-CI a effectué une visite de suivi du nouveau comité de paix à Fengolo. Durant cette visite, AID-CI a noté que le comité se réunit régulièrement une fois par semaine. L'ONG a constaté un certain niveau de fraternisation inter communautaire et le règlement à l'amiable de certains litiges. Cependant, l'AID-CI souligne que des litiges fonciers à Fengolo ne sont pas encore réglés.
Sécurité Alimentaire
Du 08 au 09 novembre 2005, la FAO a animé à Man, avec le concours de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) un atelier de formation destinée aux partenaires humanitaires. Il s'agissait de renforcer les capacités des agents des ONGs nationales IFS, ODAFEM, IDE Afrique dans le but d'assurer et de servir de relais dans les villages pour le suivi et l'encadrement des bénéficiaires du programme maraîcher.
Les 07 et 13 novembre 2005, le PAM a effectué la distribution des vivres à 604 ménages à Duekoué et Toulepleu dans le cadre de son programme maraîcher. Cinquante neuf (59) familles des retournés de Bangolo et de Béoué-Zagna ont bénéficié des vivres équivalant à une ration de 30 jours. Au camp des réfugiés à Nicla, 6055 réfugiés ont reçu une ration mensuelle des vivres, ainsi que les 6471 déplacés du CATD.
Une délégation du FIDA a effectué une mission dans les départements de Bouaké, Boundiali, Ferké et Korhogo du 16 au 26 novembre 2005 en vue de faire un état des lieux après trois années d'interruption des projets et envisager une reprise des activités. Cette visite sera suivie d'une grande mission d'évaluation en mois de janvier 2006. La mission a tenu une séance de travail le 17 novembre avec les acteurs humanitaires pendant laquelle la délégation a fait le point sur les projets envisagés et a échangé avec les acteurs humanitaires sur les différents domaines d'intervention.
Abris et non-vivres
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de terminer une vaste opération d'assistance ponctuelle à 1668 ménages de neuf villages dans la Sous préfecture de Zou (Département de Man). Dans le cadre de cette opération, menée du 16 au 20 novembre 2005, l'équipe du CICR, en collaboration des secouristes de la Croix-Rouge de Côte d'Ivoire, a distribué des biens de première nécessité tels que sets de cuisine (1870), des pagnes (7934), des nattes (7934), des savons (17051) et des seaux (2116).
Coordination
Au cours de la réunion des donateurs le 18 novembre 2005, OCHA-CI a présenté à l'attention des participants les projets des rapports sur l'éducation et l'eau qui traitent des problèmes sectoriels, dressent le bilan de l'engagement des acteurs humanitaires, de la Communauté Internationale et des Autorités ivoiriennes et proposent des solutions appropriées.
Le premier rapport mensuel de OCHA-CI depuis l'interruption en mai 2005 paraît à nouveau. Ce rapport, fait le point sur les activités des acteurs humanitaires pendant la période rapportée et présente l'analyse des défis humanitaires majeurs à l'ordre du jour.
IV. Mobilisation des ressources (06 novembre 2005 selon FTS)
Pas de nouvelles contributions rapportées par FTS «Financial Tracking Service»
jeudi, novembre 10, 2005
COMMUNIQUE Final du GIT-Séance du 08 novembre
Le Groupe de travail international (GIT) ministériel sur la Côte d'Ivoire a tenu sa première réunion le 8 novembre 2005 à Abidjan. Il convient de rappeler qu'il a été créé, sur recommandation du sommet de la CEDEAO du 30 septembre 2005, par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine réuni à Addis Abeba le 06 octobre 2005 en vue “d'assister le gouvernement dans la mise en œuvre de son programme et aux fins de consolider et de renforcer les mécanismes de suivi existants”. Par sa résolution 1633 du 21 octobre 2005, le Conseil de sécurité des Nations unies a fait sienne cette décision, en engageant le G.T.I à se réunir le plus tôt possible.
La réunion a été coprésidée par S.E.M. Oluyemi Adeniji, ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et SEM Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, en présence des ministres du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, de la France, du Haut Représentant des Nations unies pour les élections et des représentants de l'Afrique du Sud, du Royaume uni, des Etats-Unis, des Nations unies, de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, de l'Union européenne, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
En vertu de son mandat, le Groupe est chargé d'évaluer, de contrôler et de suivre le processus de paix, en veillant notamment au respect des engagements pris par toutes les parties ivoiriennes. Après adoption de l'ordre du jour et de son règlement intérieur, il a examiné les moyens de mettre en œuvre concrètement ce mandat, pour toute la période intérimaire qui s'est ouverte le 31 octobre 2005 pour une durée n'excédant pas douze mois. La discussion a permis l'expression d'une unanimité des membres du Groupe, notamment quant à son rôle de garant et d'arbitre impartial du processus de paix et de réconciliation, avec pour objectif la tenue d'élections incontestables avant le 31 octobre 2006.
Le Groupe constate que ce processus trouve désormais sa source principale dans la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont il rappelle qu'elle s'impose à toutes les parties ivoiriennes.
Le groupe considère que cette résolution confère au Premier ministre qui prendra ses fonctions prochainement des pouvoirs propres et tous les moyens lui permettant d'accomplir effectivement et intégralement sa mission conformément à la résolution 1633. Le groupe rappelle que la résolution prévoit, entre autres, que “le Premier ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires conformément à l'accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d'assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l'administration et des services publics sur l'ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d'assurer l'équité de l'opération d'identification et d'inscription des électeurs, ce qui permettrait d'organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l'appui de l'Organisation des Nations unies”.
S'agissant en particulier de l'exercice de la pleine autorité du Premier ministre sur son gouvernement, il dispose des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration, civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. A cet égard et en application de la résolution 1633 et des accords en vigueur, le Groupe a décidé :
d'apporter tout l'appui nécessaire au nouveau Premier ministre et au gouvernement qu'il constituera. Le Groupe traitera notamment avec une vigilance particulière les obstacles de toute nature (politique, juridique, financière, humaine, etc.) auxquels le Premier ministre serait confronté dans le plein exercice de son autorité pour l'accomplissement de sa mission ;
de créer entre toutes les parties ivoiriennes les conditions de la confiance indispensable à la réussite de l'ensemble du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ; le désarmement, en particulier, résultera de la confiance des parties dans la bonne application de la résolution 1633; l'identification est aussi un élément essentiel de cette confiance et constitue une priorité en vue des élections ;
de privilégier une approche concrète et pragmatique marquée par le souci de l'efficacité ; s'estimant tenu, à l'instar des parties ivoiriennes, à une obligation de résultat, il est résolu à remédier sans délai aux éventuels blocages ou aux ralentissements du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ;
d'inviter le groupe de médiation quotidienne, coprésidé par l 'Afrique du Sud et le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et comprenant le haut représentant des Nations unies pour les élections en Côte d'Ivoire, ainsi que les représentants de l'Union africaine et de la CEDEAO, à le saisir en tant que de besoin de tout obstacle mis à la bonne marche du processus, ainsi que de tout manquement susceptible de nécessiter son intervention; le Groupe, conscient des attentes placées en lui par les Nations unies, identifiera les responsabilités en cause ; il en tirera toutes les conclusions de droit, y compris en en référant, si nécessaire, au Conseil de sécurité ou à son comité des sanctions.
Dans la perspective de la désignation très prochaine du nouveau Premier ministre, et comme il en a été chargé par le Conseil de sécurité des Nations unies, le Groupe a élaboré une feuille de route en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006. Cette feuille de route est articulée autour des composantes suivantes : gouvernance et processus politique, désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, désarmement et démantèlement des milices, redéploiement de l'administration, identification et citoyenneté, processus électoral, rétablissement de la sécurité avec l'appui des Forces impartiales, respect des Droits de l'homme, sanctions et entraves à la liberté de mouvements, le suivi des média et l'action humanitaire. Cette feuille de route est également accompagnée d'un chronogramme.
Le Groupe est convenu de tenir sa prochaine réunion la première semaine de décembre en Côte d'Ivoire.
La réunion a été coprésidée par S.E.M. Oluyemi Adeniji, ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et SEM Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, en présence des ministres du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, de la France, du Haut Représentant des Nations unies pour les élections et des représentants de l'Afrique du Sud, du Royaume uni, des Etats-Unis, des Nations unies, de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, de l'Union européenne, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
En vertu de son mandat, le Groupe est chargé d'évaluer, de contrôler et de suivre le processus de paix, en veillant notamment au respect des engagements pris par toutes les parties ivoiriennes. Après adoption de l'ordre du jour et de son règlement intérieur, il a examiné les moyens de mettre en œuvre concrètement ce mandat, pour toute la période intérimaire qui s'est ouverte le 31 octobre 2005 pour une durée n'excédant pas douze mois. La discussion a permis l'expression d'une unanimité des membres du Groupe, notamment quant à son rôle de garant et d'arbitre impartial du processus de paix et de réconciliation, avec pour objectif la tenue d'élections incontestables avant le 31 octobre 2006.
Le Groupe constate que ce processus trouve désormais sa source principale dans la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont il rappelle qu'elle s'impose à toutes les parties ivoiriennes.
Le groupe considère que cette résolution confère au Premier ministre qui prendra ses fonctions prochainement des pouvoirs propres et tous les moyens lui permettant d'accomplir effectivement et intégralement sa mission conformément à la résolution 1633. Le groupe rappelle que la résolution prévoit, entre autres, que “le Premier ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires conformément à l'accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d'assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l'administration et des services publics sur l'ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d'assurer l'équité de l'opération d'identification et d'inscription des électeurs, ce qui permettrait d'organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l'appui de l'Organisation des Nations unies”.
S'agissant en particulier de l'exercice de la pleine autorité du Premier ministre sur son gouvernement, il dispose des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration, civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. A cet égard et en application de la résolution 1633 et des accords en vigueur, le Groupe a décidé :
d'apporter tout l'appui nécessaire au nouveau Premier ministre et au gouvernement qu'il constituera. Le Groupe traitera notamment avec une vigilance particulière les obstacles de toute nature (politique, juridique, financière, humaine, etc.) auxquels le Premier ministre serait confronté dans le plein exercice de son autorité pour l'accomplissement de sa mission ;
de créer entre toutes les parties ivoiriennes les conditions de la confiance indispensable à la réussite de l'ensemble du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ; le désarmement, en particulier, résultera de la confiance des parties dans la bonne application de la résolution 1633; l'identification est aussi un élément essentiel de cette confiance et constitue une priorité en vue des élections ;
de privilégier une approche concrète et pragmatique marquée par le souci de l'efficacité ; s'estimant tenu, à l'instar des parties ivoiriennes, à une obligation de résultat, il est résolu à remédier sans délai aux éventuels blocages ou aux ralentissements du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ;
d'inviter le groupe de médiation quotidienne, coprésidé par l 'Afrique du Sud et le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et comprenant le haut représentant des Nations unies pour les élections en Côte d'Ivoire, ainsi que les représentants de l'Union africaine et de la CEDEAO, à le saisir en tant que de besoin de tout obstacle mis à la bonne marche du processus, ainsi que de tout manquement susceptible de nécessiter son intervention; le Groupe, conscient des attentes placées en lui par les Nations unies, identifiera les responsabilités en cause ; il en tirera toutes les conclusions de droit, y compris en en référant, si nécessaire, au Conseil de sécurité ou à son comité des sanctions.
Dans la perspective de la désignation très prochaine du nouveau Premier ministre, et comme il en a été chargé par le Conseil de sécurité des Nations unies, le Groupe a élaboré une feuille de route en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006. Cette feuille de route est articulée autour des composantes suivantes : gouvernance et processus politique, désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, désarmement et démantèlement des milices, redéploiement de l'administration, identification et citoyenneté, processus électoral, rétablissement de la sécurité avec l'appui des Forces impartiales, respect des Droits de l'homme, sanctions et entraves à la liberté de mouvements, le suivi des média et l'action humanitaire. Cette feuille de route est également accompagnée d'un chronogramme.
Le Groupe est convenu de tenir sa prochaine réunion la première semaine de décembre en Côte d'Ivoire.
mercredi, octobre 26, 2005
SITUATION SOCIO-POLITIQUE DE LA CÔTE D'IVOIRE
Depuis le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire est au bord de la dégénérescence. La guerre a occasionné des milliers de morts, des populations déplacées, un pays divisé en deux, une économie précarisée et désastreuse. La situation est d’autant plus délicate que, plus le temps passe, plus les rancœurs s’accumulent dans le pays et risquent de laisser des traces profondes dans la population.
Le débat politique se résume à une conquête du pouvoir et des ressources économiques plutôt qu’à la défense d’un projet national, alors que la population ivoirienne traverse une grave crise et voit ses conditions de vie se dégrader.
Le déficit démocratique, l’instrumentalisation du débat politique à des fins partisanes et la conquête du pouvoir ont fait éclater des tensions sociales à tel point que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, déclarait à la presse à juste titre , jeudi 8 septembre, à propos de l’élection présidentielle en côte d’Ivoire : "Je ne comprends pas ces leaders ivoiriens, ces hommes qui estiment qu'ils sont capables de diriger un pays, qui cherchent à devenir président d'un pays qu'ils sont entrain de détruire (…). Chaque partie attend l'autre. Ils ont signé plusieurs accords. Ils signent facilement mais pour mettre en application c'est autre chose. "
Après un tel discrédit de la classe politique, comment reconstruire l’unité nationale ? Comment rebâtir une nation jadis prospère alors que le chapelet des accords de paix (Lomé, Accra I et II, Marcoussis, Kléber, Accra III, Pretoria I et II …) n’a pas donné lieu à une avancée significative de la situation ?
PANEL-CI considère la situation de la Côte d’Ivoire délicate nécessitant une action réformatrice en profondeur des mentalités, un assainissement de toute la classe politique actuelle, une équipe profondément renouvelée et composée de personnalités, indépendantes et crédibles. Cette équipe doit être dirigé par un Homme intègre et rassembleur dont l’efficacité ne souffre d’aucune suspicion .
Sa tâche est pour le moins décisive car il s’agira de donner une nouvelle dynamique, un nouveau départ, de nouveaux repères à une génération de jeunes . Les tracas sociaux, politiques et économiques que notre nation a traversé ont provoqué un véritable séisme psychologique dans les esprits.
Le Gouverneur Charles Konan Banny pourrait incarner cette alternative politique car il possède les qualités de rassembleur, de conciliateur et de tolérance nécessaires pour travailler au bien-être de chaque ivoirienne et de chaque ivoirien, sans ethnocentrisme, ni favoritisme. C’est une personnalité neutre et pondéré, d’envergure nationale, régionale et internationale qui comprend les difficultés et les aspirations des ivoiriennes et ivoiriens .
Nous sommes aujourd’hui à l’orée d’une ère nouvelle, au seuil d’un avenir prometteur et nous voulons le concrétiser avec un homme susceptible d’unir et de réconcilier les Ivoiriens autour des valeurs démocratiques, humaines et multiculturelles.
Le débat politique se résume à une conquête du pouvoir et des ressources économiques plutôt qu’à la défense d’un projet national, alors que la population ivoirienne traverse une grave crise et voit ses conditions de vie se dégrader.
Le déficit démocratique, l’instrumentalisation du débat politique à des fins partisanes et la conquête du pouvoir ont fait éclater des tensions sociales à tel point que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, déclarait à la presse à juste titre , jeudi 8 septembre, à propos de l’élection présidentielle en côte d’Ivoire : "Je ne comprends pas ces leaders ivoiriens, ces hommes qui estiment qu'ils sont capables de diriger un pays, qui cherchent à devenir président d'un pays qu'ils sont entrain de détruire (…). Chaque partie attend l'autre. Ils ont signé plusieurs accords. Ils signent facilement mais pour mettre en application c'est autre chose. "
Après un tel discrédit de la classe politique, comment reconstruire l’unité nationale ? Comment rebâtir une nation jadis prospère alors que le chapelet des accords de paix (Lomé, Accra I et II, Marcoussis, Kléber, Accra III, Pretoria I et II …) n’a pas donné lieu à une avancée significative de la situation ?
PANEL-CI considère la situation de la Côte d’Ivoire délicate nécessitant une action réformatrice en profondeur des mentalités, un assainissement de toute la classe politique actuelle, une équipe profondément renouvelée et composée de personnalités, indépendantes et crédibles. Cette équipe doit être dirigé par un Homme intègre et rassembleur dont l’efficacité ne souffre d’aucune suspicion .
Sa tâche est pour le moins décisive car il s’agira de donner une nouvelle dynamique, un nouveau départ, de nouveaux repères à une génération de jeunes . Les tracas sociaux, politiques et économiques que notre nation a traversé ont provoqué un véritable séisme psychologique dans les esprits.
Le Gouverneur Charles Konan Banny pourrait incarner cette alternative politique car il possède les qualités de rassembleur, de conciliateur et de tolérance nécessaires pour travailler au bien-être de chaque ivoirienne et de chaque ivoirien, sans ethnocentrisme, ni favoritisme. C’est une personnalité neutre et pondéré, d’envergure nationale, régionale et internationale qui comprend les difficultés et les aspirations des ivoiriennes et ivoiriens .
Nous sommes aujourd’hui à l’orée d’une ère nouvelle, au seuil d’un avenir prometteur et nous voulons le concrétiser avec un homme susceptible d’unir et de réconcilier les Ivoiriens autour des valeurs démocratiques, humaines et multiculturelles.
AMNESTY INTERNATIONAL : Côte d'Ivoire , Un avenir lourd de menaces
À quelques jours de la fin officielle du mandat présidentiel de Laurent Gbagbo, Amnesty International craint que, si un accord politique n’est pas trouvé au plus vite quant à la nouvelle structure du pouvoir en Côte d'Ivoire, les tensions actuelles ne débouchent sur une reprise des hostilités, entraînant une crise humanitaire et des atteintes graves aux droits humains.
« Jamais sans doute depuis l'indépendance du pays, autant d'inconnues n'ont plané sur l'avenir de la Côte d'Ivoire. Il est du devoir de tous d'éviter que le pays ne sombre dans un chaos qui pourrait entraîner la déstabilisation durable de toute la sous-région » affirme aujourd'hui Amnesty International.
Dans un document publié aujourd'hui et intitulé, Côte d'Ivoire: Un avenir lourd de menaces, l'organisation recense quelques-uns des principaux facteurs qui peuvent conduire à une détérioration rapide de la situation: blocage total du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), ruptures du cessez-le-feu, conflits inter-ethniques dans l'ouest du pays, appels à la xénophobie relayés par certains hommes politiques et médias se réclamant du président Gbagbo, utilisation d'enfants soldats et atteintes à la liberté d'expression.
Amnesty International est particulièrement préoccupée par les informations faisant état d'une prolifération d'armes légères et de possibles livraisons d'armes aux deux parties en dépit de l'embargo sur les armes décrété en novembre 2004 par les Nations unies.
« Face à la volonté à peine voilée des deux parties d'en découdre tôt ou tard militairement, il semble que les moyens mis à la disposition des Nations unies pour effectuer un contrôle effectif de l'embargo sur les armes sont insuffisants », estime aujourd'hui Amnesty International.
Par ailleurs, le processus de DDR, pourtant accepté par les deux parties, est toujours bloqué. « La principale raison de ce blocage semble être l'absence totale de confiance mutuelle sans laquelle ce type de programme n'a aucune chance de démarrer », estime l'organisation.
Amnesty International s'inquiète également du risque d'exacerbation de conflits inter-ethniques dans l'ouest du pays qui sont notamment alimentés par des appels à la xénophobie relayés par certains hommes politiques et médias se réclamant du président Gbagbo. Le document publié aujourd'hui souligne que la théorie dite de l' « ivoirité » développée il y a une dizaine d'années par quelques intellectuels proches de l'ancien président ivoirien, Henri Konan Bédié n'a cessé d'être instrumentalisée à des fins politiques pour véhiculer un discours xénophobe particulièrement dangereux.
« Dans le contexte actuel d'incertitude politique, tout appel à la haine contre des étrangers originaires notamment de la sous-région (Burkinabè, Maliens ou Guinéens) peut dégénérer à tout moment en massacres d'autant plus sanglants qu'ils interviennent souvent dans des lieux éloignés, loin des regards des autorités politiques et des forces de la mission de maintien de la paix de l'ONU », rappelle aujourd'hui Amnesty International.
Si l'on ajoute à ces éléments inquiétants l'activité de milices pro-gouvernementales qui ont rompu le cessez-le-feu en février 2005 et les appels à la dissidence et à l'insurrection contre le président Gbagbo lancés en août 2005 par deux hauts responsables de l'armée ivoirienne, tout semble réuni pour entretenir un climat de suspicion généralisée qui peut déboucher à tout moment sur des atteintes graves aux droits humains.
C'est la raison pour laquelle Amnesty International lance aujourd'hui un appel au Président Gbagbo et aux Forces nouvelles qui contrôlent depuis septembre 2002 la moitié nord du pays afin que tout soit fait pour éviter de nouvelles atteintes graves aux droits humains en Côte d’Ivoire.
L'organisation s'adresse également à la communauté internationale qui s'est déjà beaucoup engagée dans la résolution du conflit ivoirien et a déployé sur le terrain une force de maintien de la paix forte de quelque 10 000 hommes.
« Face à la crise profonde qu'affronte la Côte d'Ivoire, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités et tout faire pour appliquer et faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité visant à empêcher une reprise du conflit qui ne peut qu'entraîner de très graves atteintes aux droits humains. »
« Jamais sans doute depuis l'indépendance du pays, autant d'inconnues n'ont plané sur l'avenir de la Côte d'Ivoire. Il est du devoir de tous d'éviter que le pays ne sombre dans un chaos qui pourrait entraîner la déstabilisation durable de toute la sous-région » affirme aujourd'hui Amnesty International.
Dans un document publié aujourd'hui et intitulé, Côte d'Ivoire: Un avenir lourd de menaces, l'organisation recense quelques-uns des principaux facteurs qui peuvent conduire à une détérioration rapide de la situation: blocage total du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), ruptures du cessez-le-feu, conflits inter-ethniques dans l'ouest du pays, appels à la xénophobie relayés par certains hommes politiques et médias se réclamant du président Gbagbo, utilisation d'enfants soldats et atteintes à la liberté d'expression.
Amnesty International est particulièrement préoccupée par les informations faisant état d'une prolifération d'armes légères et de possibles livraisons d'armes aux deux parties en dépit de l'embargo sur les armes décrété en novembre 2004 par les Nations unies.
« Face à la volonté à peine voilée des deux parties d'en découdre tôt ou tard militairement, il semble que les moyens mis à la disposition des Nations unies pour effectuer un contrôle effectif de l'embargo sur les armes sont insuffisants », estime aujourd'hui Amnesty International.
Par ailleurs, le processus de DDR, pourtant accepté par les deux parties, est toujours bloqué. « La principale raison de ce blocage semble être l'absence totale de confiance mutuelle sans laquelle ce type de programme n'a aucune chance de démarrer », estime l'organisation.
Amnesty International s'inquiète également du risque d'exacerbation de conflits inter-ethniques dans l'ouest du pays qui sont notamment alimentés par des appels à la xénophobie relayés par certains hommes politiques et médias se réclamant du président Gbagbo. Le document publié aujourd'hui souligne que la théorie dite de l' « ivoirité » développée il y a une dizaine d'années par quelques intellectuels proches de l'ancien président ivoirien, Henri Konan Bédié n'a cessé d'être instrumentalisée à des fins politiques pour véhiculer un discours xénophobe particulièrement dangereux.
« Dans le contexte actuel d'incertitude politique, tout appel à la haine contre des étrangers originaires notamment de la sous-région (Burkinabè, Maliens ou Guinéens) peut dégénérer à tout moment en massacres d'autant plus sanglants qu'ils interviennent souvent dans des lieux éloignés, loin des regards des autorités politiques et des forces de la mission de maintien de la paix de l'ONU », rappelle aujourd'hui Amnesty International.
Si l'on ajoute à ces éléments inquiétants l'activité de milices pro-gouvernementales qui ont rompu le cessez-le-feu en février 2005 et les appels à la dissidence et à l'insurrection contre le président Gbagbo lancés en août 2005 par deux hauts responsables de l'armée ivoirienne, tout semble réuni pour entretenir un climat de suspicion généralisée qui peut déboucher à tout moment sur des atteintes graves aux droits humains.
C'est la raison pour laquelle Amnesty International lance aujourd'hui un appel au Président Gbagbo et aux Forces nouvelles qui contrôlent depuis septembre 2002 la moitié nord du pays afin que tout soit fait pour éviter de nouvelles atteintes graves aux droits humains en Côte d’Ivoire.
L'organisation s'adresse également à la communauté internationale qui s'est déjà beaucoup engagée dans la résolution du conflit ivoirien et a déployé sur le terrain une force de maintien de la paix forte de quelque 10 000 hommes.
« Face à la crise profonde qu'affronte la Côte d'Ivoire, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités et tout faire pour appliquer et faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité visant à empêcher une reprise du conflit qui ne peut qu'entraîner de très graves atteintes aux droits humains. »
vendredi, octobre 21, 2005
RESOLUTION 1633 DU 21-10-2005 du CONSEIL DE SÉCURITÉ de L'ONU
Par la résolution 1633 adoptée, ce matin, à l’unanimité, le Conseil de sécurité a souscrit à la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) selon laquelle que le Président actuel de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, demeurera chef de l’État à partir du 31 octobre 2005 –date de l’expiration de son mandat- pour une période n’excédant pas 12 mois. D’ici au 31 octobre et conformément à une autre décision de l’Union africaine, le Conseil prie instamment le Président de l’Union africaine, le Président de la CEDEAO et le Médiateur de l’Union africaine de consulter immédiatement toutes les parties signataires des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, en vue de la nomination d’un nouveau premier ministre qui doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales.
Se déclarant favorable à l’établissement du Groupe de travail international au niveau ministériel, également prévu par une décision de l’Union africaine, le Conseil demande à ce Groupe de travail de rendre immédiatement compte de tout obstacle ou problème que le Premier Ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables. Le Conseil précise d’ailleurs que si un ministre ne participe pas pleinement au Gouvernement, son portefeuille doit être repris par le Premier Ministre. Le Conseil réaffirme, en outre, qu’il est prêt à imposer des mesures individuelles –restrictions à la liberté de mouvement et gel des avoirs financiers- à l’encontre de toute personne qui bloquerait la mise en œuvre du processus de paix, de toute personne qui serait tenue responsable de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, de toute personne qui inciterait publiquement à la haine et à la violence, ou de toute personne ou entité jugée en état d’infraction à l’embargo sur les armes.
Le Groupe de travail international doit élaborer dès que possible une feuille de route en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes au plus tard le 31 octobre 2006. Outre les questions liées aux élections et à la nomination du Premier Ministre, le Groupe de travail international devra traiter de la mise en œuvre des dispositions liées à l’opération de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et au démantèlement et au désarmement des milices. À cet égard, le Conseil exige des Forces nouvelles qu’elles appliquent sans délai le programme de DDR et demande par ailleurs instamment aux pays voisins de la Côte d’Ivoire d’empêcher tout mouvement transfrontière de combattants ou d’armes vers la Côte d’Ivoire.
LA SITUATION EN CÔTE D’IVOIRE
Texte du projet de résolution (S/2005/661)
Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son président concernant la situation en Côte d’Ivoire,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,
Rappelant qu’il a entériné l’Accord signé par les forces politiques ivoiriennes à Linas-Marcoussis le 24 janvier 2003 (S/2003/99) (l’Accord de Linas-Marcoussis), approuvé par la Conférence des chefs d’État sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 janvier 2003, l’Accord signé le 30 juillet 2004 à Accra (l’Accord d’Accra III) et l’Accord signé le 6 avril 2005 à Pretoria (l’Accord de Pretoria),
Réaffirmant que les Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria demeurent le cadre approprié pour le règlement pacifique et durable de la crise en Côte d’Ivoire,
Ayant pris note de la décision que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, réuni au niveau des chefs d’État et de gouvernement, a adoptée à sa quarantième réunion, tenue le 6 octobre 2005 à Addis-Abeba (« la décision du Conseil de paix et de sécurité ») (S/2005/639),
Ayant également pris note de la création d’un groupe de travail international au niveau ministériel (« le Groupe de travail international ») et des efforts de médiation menés au jour le jour par des représentants du groupe de travail international (« le Groupe de médiation »),
Ayant entendu, le 13 octobre 2005, un exposé du Ministre nigérian et du Commissaire de l’Union africaine au nom de l’Union africaine, du Représentant spécial du Secrétaire général et du Haut Représentant pour les élections,
Se déclarant vivement préoccupé par la persistance de la crise et la détérioration de la situation en Côte d’Ivoire,
Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l’homme commises en Côte d’Ivoire,
Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Félicite l’Union africaine, en particulier le Président Olusegun Obasanjo du Nigéria, Président de l’Union africaine, et le Président Thabo Mbeki de la République sud-africaine, Médiateur de l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les dirigeants de la région, des efforts qu’ils continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, et leur renouvelle son plein soutien;
2. Salue les efforts que ne cessent de déployer le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Pierre Schori, et le Haut Représentant pour les élections, M. Antonio Monteiro, et leur réitère son plein appui, notamment pour le rôle d’arbitrage et de certification du Haut Représentant pour les élections;
3. Réaffirme qu’il souscrit à l’observation de la CEDEAO et du Conseil de paix et de sécurité concernant l’expiration du mandat du Président Laurent Ggagbo le 30 octobre 2005 et l’impossibilité d’organiser des élections présidentielles à la date prévue, et à la décision du Conseil de paix et de sécurité, à savoir, notamment, que le Président Gbagbo demeurera chef de l’État à partir du 31 octobre 2005 pour une période n’excédant pas 12 mois et exige de toutes les parties signataires des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, ainsi que de toutes les parties ivoiriennes concernées, qu’elles l’appliquent pleinement et sans retard;
4. Se déclare favorable à l’établissement du Groupe de travail international au niveau ministériel et du Groupe de médiation, qui devraient tous deux être coprésidés par le Représentant spécial du Secrétaire général, engage le Groupe de travail international à se réunir le plus tôt possible, et confirme que le secrétariat du Groupe de travail international sera coordonné par l’Organisation des Nations Unies, conformément à l’article vi) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité;
5. Prie instamment le Président de l’Union africaine, le Président de la CEDEAO et le Médiateur de l’Union africaine de consulter immédiatement toutes les parties ivoiriennes en vue de la nomination, d’ici au 31 octobre 2005, d’un nouveau premier ministre acceptable pour toutes les parties ivoiriennes signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis, conformément à l’article ii) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et de rester en contact étroit avec le Secrétaire général tout au long de ce processus;
6. Appuie pleinement l’article iii) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel il est souligné que les ministres rendront compte au Premier Ministre, qui exercera pleinement son autorité sur son cabinet;
7. Réaffirme combien il importe que tous les ministres participent pleinement au gouvernement de réconciliation nationale, comme il ressort clairement de la déclaration de son président en date du 25 mai 2004 (S/PRST/2004/17), considère donc que, si un ministre ne participe pas pleinement audit gouvernement, son portefeuille doit être repris par le Premier Ministre, et prie le Groupe de travail international de suivre de près l’évolution de la situation à cet égard;
8. Souligne que le Premier Ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires, conformément à l’Accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d’assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l’administration et des services publics sur l’ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d’assurer l’équité de l’opération d’identification et d’inscription des électeurs, ce qui permettrait d’organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies;
9. Exhorte toutes les parties ivoiriennes à veiller à ce que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et ne rencontre aucun obstacle ni aucune difficulté dans l’exercice de ses fonctions;
10. Demande au Groupe de travail international, en se fondant sur les articles iii) et v) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, de vérifier que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et de rendre immédiatement compte au Conseil de sécurité de tout obstacle ou problème que le Premier Ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables;
11. Invite le Groupe de travail international, notant que le mandat de l’Assemblée nationale prend fin le 16 décembre 2005, à consulter toutes les parties ivoiriennes, si nécessaire en liaison avec le Forum de dialogue national mentionné au paragraphe 11 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, en vue de faire en sorte que les institutions ivoiriennes fonctionnent normalement jusqu’à la tenue des élections en Côte d’Ivoire, et de tenir le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine informés à cet égard;
12. Considère, ainsi que l’a noté le Conseil de paix et de sécurité au paragraphe 9 de sa décision, que des mesures additionnelles sont requises afin d’accélérer la mise en œuvre de certaines des dispositions des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, en particulier l’opération de désarmement, démobilisation et réintégration, le démantèlement et le désarmement des milices et l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes, y compris en ce qui concerne l’opération d’identification et d’inscription des électeurs;
13. Demande en conséquence que le Groupe de travail international élabore dès que possible une feuille de route en consultation avec toutes les parties ivoiriennes, en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006, qui traiterait en particulier des questions suivantes:
a) La nomination d’un nouveau premier ministre, conformément aux dispositions du paragraphe 5 ci-dessus;
b) La mise en œuvre de toutes les questions en suspens auxquelles il est fait référence au paragraphe 12 ci-dessus, rappelant à cet égard que l’opération parallèle d’identification et de cantonnement des forces, prévue dans le programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et réadaptation signé à Yamoussoukro le 14 mai 2005, hâterait l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes;
14. Exige des Forces nouvelles qu’elles appliquent sans délai le programme de désarmement, démobilisation et réintégration afin de faciliter le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, la réunification du pays et l’organisation d’élections dès que possible;
15. Affirme que l’opération d’identification doit commencer sans retard;
16. Exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles mettent un terme à toutes les incitations à la violence et à la haine, à la radio, à la télévision et dans tous les autres médias;
17. Exige également que les milices soient désarmées et démantelées immédiatement sur l’ensemble du territoire national;
18. Rappelle les paragraphes 5 et 7 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles s’abstiennent de tout recours à la force et à la violence, y compris contre les civils et les étrangers, et de toutes formes de manifestations de rue de nature à créer des troubles;
19. Demande instamment aux pays voisins de la Côte d’Ivoire d’empêcher tout mouvement transfrontière de combattants ou d’armes vers la Côte d’Ivoire;
20. Se déclare à nouveau gravement préoccupé par toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, et demande instamment aux autorités ivoiriennes d’enquêter sans retard sur ces violations afin de mettre un terme à l’impunité;
21. Condamne les graves attaques menées contre le personnel de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et les entraves inacceptables à la liberté de mouvement de l’ONUCI et des forces françaises, exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles coopèrent pleinement à leurs opérations, notamment en garantissant la sécurité et la liberté de circulation de leur personnel et du personnel associé sur tout le territoire de la Côte d’Ivoire, et affirme qu’aucune entrave à leur liberté de mouvement et à la pleine mise en œuvre de leur mandat ne sera tolérée;
22. Prend note du paragraphe 13 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, rappelle la déclaration de son président en date du 14 octobre 2005 (S/PRST/2005/49) et ses décisions au titre de la résolution 1609 (2005) du 24 juin 2005, notamment ses paragraphes 4, 5 et 6, et entend réexaminer, d’ici au 24 janvier 2006, date de la fin du mandat de l’ONUCI, le niveau des effectifs de l’ONUCI, à la lumière de la situation en Côte d’Ivoire;
23. Rappelle le paragraphe 12 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel ce dernier appuie les mesures individuelles prévues aux paragraphes 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, et réaffirme qu’il est prêt à imposer ces mesures à l’encontre de toute personne qui bloquerait la mise en œuvre du processus de paix, tel qu’il est notamment défini dans la feuille de route mentionnée au paragraphe 13 ci-dessus, de toute personne qui serait tenue responsable de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire, de toute personne qui inciterait publiquement à la haine et à la violence, ou de toute personne ou entité jugée en état d’infraction à l’embargo sur les armes;
24. Demande instamment au Groupe de travail international, qui recevra régulièrement des rapports du Groupe de médiation, et au comité des sanctions créé par la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, d’évaluer, de contrôler et de suivre de près les progrès réalisés en ce qui concerne les questions mentionnées aux paragraphes 14 à 18 ci-dessus;
25. Décide de rester activement saisi de la question.
Se déclarant favorable à l’établissement du Groupe de travail international au niveau ministériel, également prévu par une décision de l’Union africaine, le Conseil demande à ce Groupe de travail de rendre immédiatement compte de tout obstacle ou problème que le Premier Ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables. Le Conseil précise d’ailleurs que si un ministre ne participe pas pleinement au Gouvernement, son portefeuille doit être repris par le Premier Ministre. Le Conseil réaffirme, en outre, qu’il est prêt à imposer des mesures individuelles –restrictions à la liberté de mouvement et gel des avoirs financiers- à l’encontre de toute personne qui bloquerait la mise en œuvre du processus de paix, de toute personne qui serait tenue responsable de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, de toute personne qui inciterait publiquement à la haine et à la violence, ou de toute personne ou entité jugée en état d’infraction à l’embargo sur les armes.
Le Groupe de travail international doit élaborer dès que possible une feuille de route en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes au plus tard le 31 octobre 2006. Outre les questions liées aux élections et à la nomination du Premier Ministre, le Groupe de travail international devra traiter de la mise en œuvre des dispositions liées à l’opération de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), et au démantèlement et au désarmement des milices. À cet égard, le Conseil exige des Forces nouvelles qu’elles appliquent sans délai le programme de DDR et demande par ailleurs instamment aux pays voisins de la Côte d’Ivoire d’empêcher tout mouvement transfrontière de combattants ou d’armes vers la Côte d’Ivoire.
LA SITUATION EN CÔTE D’IVOIRE
Texte du projet de résolution (S/2005/661)
Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son président concernant la situation en Côte d’Ivoire,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,
Rappelant qu’il a entériné l’Accord signé par les forces politiques ivoiriennes à Linas-Marcoussis le 24 janvier 2003 (S/2003/99) (l’Accord de Linas-Marcoussis), approuvé par la Conférence des chefs d’État sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 janvier 2003, l’Accord signé le 30 juillet 2004 à Accra (l’Accord d’Accra III) et l’Accord signé le 6 avril 2005 à Pretoria (l’Accord de Pretoria),
Réaffirmant que les Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria demeurent le cadre approprié pour le règlement pacifique et durable de la crise en Côte d’Ivoire,
Ayant pris note de la décision que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, réuni au niveau des chefs d’État et de gouvernement, a adoptée à sa quarantième réunion, tenue le 6 octobre 2005 à Addis-Abeba (« la décision du Conseil de paix et de sécurité ») (S/2005/639),
Ayant également pris note de la création d’un groupe de travail international au niveau ministériel (« le Groupe de travail international ») et des efforts de médiation menés au jour le jour par des représentants du groupe de travail international (« le Groupe de médiation »),
Ayant entendu, le 13 octobre 2005, un exposé du Ministre nigérian et du Commissaire de l’Union africaine au nom de l’Union africaine, du Représentant spécial du Secrétaire général et du Haut Représentant pour les élections,
Se déclarant vivement préoccupé par la persistance de la crise et la détérioration de la situation en Côte d’Ivoire,
Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l’homme commises en Côte d’Ivoire,
Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Félicite l’Union africaine, en particulier le Président Olusegun Obasanjo du Nigéria, Président de l’Union africaine, et le Président Thabo Mbeki de la République sud-africaine, Médiateur de l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les dirigeants de la région, des efforts qu’ils continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, et leur renouvelle son plein soutien;
2. Salue les efforts que ne cessent de déployer le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Pierre Schori, et le Haut Représentant pour les élections, M. Antonio Monteiro, et leur réitère son plein appui, notamment pour le rôle d’arbitrage et de certification du Haut Représentant pour les élections;
3. Réaffirme qu’il souscrit à l’observation de la CEDEAO et du Conseil de paix et de sécurité concernant l’expiration du mandat du Président Laurent Ggagbo le 30 octobre 2005 et l’impossibilité d’organiser des élections présidentielles à la date prévue, et à la décision du Conseil de paix et de sécurité, à savoir, notamment, que le Président Gbagbo demeurera chef de l’État à partir du 31 octobre 2005 pour une période n’excédant pas 12 mois et exige de toutes les parties signataires des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, ainsi que de toutes les parties ivoiriennes concernées, qu’elles l’appliquent pleinement et sans retard;
4. Se déclare favorable à l’établissement du Groupe de travail international au niveau ministériel et du Groupe de médiation, qui devraient tous deux être coprésidés par le Représentant spécial du Secrétaire général, engage le Groupe de travail international à se réunir le plus tôt possible, et confirme que le secrétariat du Groupe de travail international sera coordonné par l’Organisation des Nations Unies, conformément à l’article vi) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité;
5. Prie instamment le Président de l’Union africaine, le Président de la CEDEAO et le Médiateur de l’Union africaine de consulter immédiatement toutes les parties ivoiriennes en vue de la nomination, d’ici au 31 octobre 2005, d’un nouveau premier ministre acceptable pour toutes les parties ivoiriennes signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis, conformément à l’article ii) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et de rester en contact étroit avec le Secrétaire général tout au long de ce processus;
6. Appuie pleinement l’article iii) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel il est souligné que les ministres rendront compte au Premier Ministre, qui exercera pleinement son autorité sur son cabinet;
7. Réaffirme combien il importe que tous les ministres participent pleinement au gouvernement de réconciliation nationale, comme il ressort clairement de la déclaration de son président en date du 25 mai 2004 (S/PRST/2004/17), considère donc que, si un ministre ne participe pas pleinement audit gouvernement, son portefeuille doit être repris par le Premier Ministre, et prie le Groupe de travail international de suivre de près l’évolution de la situation à cet égard;
8. Souligne que le Premier Ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires, conformément à l’Accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d’assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l’administration et des services publics sur l’ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d’assurer l’équité de l’opération d’identification et d’inscription des électeurs, ce qui permettrait d’organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies;
9. Exhorte toutes les parties ivoiriennes à veiller à ce que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et ne rencontre aucun obstacle ni aucune difficulté dans l’exercice de ses fonctions;
10. Demande au Groupe de travail international, en se fondant sur les articles iii) et v) du paragraphe 10 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, de vérifier que le Premier Ministre dispose de tous les pouvoirs et de toutes les ressources décrits au paragraphe 8 ci-dessus et de rendre immédiatement compte au Conseil de sécurité de tout obstacle ou problème que le Premier Ministre pourrait rencontrer dans l’exercice de ses fonctions et d’identifier les responsables;
11. Invite le Groupe de travail international, notant que le mandat de l’Assemblée nationale prend fin le 16 décembre 2005, à consulter toutes les parties ivoiriennes, si nécessaire en liaison avec le Forum de dialogue national mentionné au paragraphe 11 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, en vue de faire en sorte que les institutions ivoiriennes fonctionnent normalement jusqu’à la tenue des élections en Côte d’Ivoire, et de tenir le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine informés à cet égard;
12. Considère, ainsi que l’a noté le Conseil de paix et de sécurité au paragraphe 9 de sa décision, que des mesures additionnelles sont requises afin d’accélérer la mise en œuvre de certaines des dispositions des Accords de Linas-Marcoussis, d’Accra III et de Pretoria, en particulier l’opération de désarmement, démobilisation et réintégration, le démantèlement et le désarmement des milices et l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes, y compris en ce qui concerne l’opération d’identification et d’inscription des électeurs;
13. Demande en conséquence que le Groupe de travail international élabore dès que possible une feuille de route en consultation avec toutes les parties ivoiriennes, en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006, qui traiterait en particulier des questions suivantes:
a) La nomination d’un nouveau premier ministre, conformément aux dispositions du paragraphe 5 ci-dessus;
b) La mise en œuvre de toutes les questions en suspens auxquelles il est fait référence au paragraphe 12 ci-dessus, rappelant à cet égard que l’opération parallèle d’identification et de cantonnement des forces, prévue dans le programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et réadaptation signé à Yamoussoukro le 14 mai 2005, hâterait l’établissement des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières, ouvertes et transparentes;
14. Exige des Forces nouvelles qu’elles appliquent sans délai le programme de désarmement, démobilisation et réintégration afin de faciliter le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, la réunification du pays et l’organisation d’élections dès que possible;
15. Affirme que l’opération d’identification doit commencer sans retard;
16. Exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles mettent un terme à toutes les incitations à la violence et à la haine, à la radio, à la télévision et dans tous les autres médias;
17. Exige également que les milices soient désarmées et démantelées immédiatement sur l’ensemble du territoire national;
18. Rappelle les paragraphes 5 et 7 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, et exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles s’abstiennent de tout recours à la force et à la violence, y compris contre les civils et les étrangers, et de toutes formes de manifestations de rue de nature à créer des troubles;
19. Demande instamment aux pays voisins de la Côte d’Ivoire d’empêcher tout mouvement transfrontière de combattants ou d’armes vers la Côte d’Ivoire;
20. Se déclare à nouveau gravement préoccupé par toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, et demande instamment aux autorités ivoiriennes d’enquêter sans retard sur ces violations afin de mettre un terme à l’impunité;
21. Condamne les graves attaques menées contre le personnel de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et les entraves inacceptables à la liberté de mouvement de l’ONUCI et des forces françaises, exige de toutes les parties ivoiriennes qu’elles coopèrent pleinement à leurs opérations, notamment en garantissant la sécurité et la liberté de circulation de leur personnel et du personnel associé sur tout le territoire de la Côte d’Ivoire, et affirme qu’aucune entrave à leur liberté de mouvement et à la pleine mise en œuvre de leur mandat ne sera tolérée;
22. Prend note du paragraphe 13 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, rappelle la déclaration de son président en date du 14 octobre 2005 (S/PRST/2005/49) et ses décisions au titre de la résolution 1609 (2005) du 24 juin 2005, notamment ses paragraphes 4, 5 et 6, et entend réexaminer, d’ici au 24 janvier 2006, date de la fin du mandat de l’ONUCI, le niveau des effectifs de l’ONUCI, à la lumière de la situation en Côte d’Ivoire;
23. Rappelle le paragraphe 12 de la décision du Conseil de paix et de sécurité, dans lequel ce dernier appuie les mesures individuelles prévues aux paragraphes 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, et réaffirme qu’il est prêt à imposer ces mesures à l’encontre de toute personne qui bloquerait la mise en œuvre du processus de paix, tel qu’il est notamment défini dans la feuille de route mentionnée au paragraphe 13 ci-dessus, de toute personne qui serait tenue responsable de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire, de toute personne qui inciterait publiquement à la haine et à la violence, ou de toute personne ou entité jugée en état d’infraction à l’embargo sur les armes;
24. Demande instamment au Groupe de travail international, qui recevra régulièrement des rapports du Groupe de médiation, et au comité des sanctions créé par la résolution 1572 (2004) du 15 novembre 2004, d’évaluer, de contrôler et de suivre de près les progrès réalisés en ce qui concerne les questions mentionnées aux paragraphes 14 à 18 ci-dessus;
25. Décide de rester activement saisi de la question.
mardi, août 02, 2005
lundi, juillet 11, 2005
FICHE-PAYS: CÔTE d'IVOIRE


Nom officiel :
République de Côte d'Ivoire
Régime politique : République de type présidentiel et multipartiste. Première Constitution du 16 octobre 1960 révisée à sept reprises. Nouvelle Constitution du 23 juillet 2000
Chef de l'Etat : Laurent Koudou Gbagbo, depuis le 26 octobre 2000
Chef du gouvernement : Charles Konan Banny , depuis le 4 décembre 2005
Organisation administrative : 8 régions et 58 départements
Capitale : Yamoussoukro (depuis le 21 mars 1983)
Principales villes : Abidjan, Bouaké, San-Pedro, Daloa, Korhogo, Man
Fête nationale : 7 août, anniversaire de l'indépendance
Superficie : 322 462 km2
Frontières : 3 110 km dont 584 avec le Burkina-Faso, 668 avec le Ghana, 610 avec la Guinée, 716 avec le Liberia et 532 avec le Mali
Population : 16 349 000
Densité de population : 46,52 habitants/km2
Répartition par âge : 0-14 ans : 46%, 15-64 ans : 51,8%, 65 ans et plus : 2,2%
Croissance annuelle de la population : 2,45% (est. 2000)
Espérance de vie : 47,7 ans
Composition ethnique : Baoulé (23%), Bété (18%), Sénoufo (15%), Malinké (11%), etc...
Langues : français (officielle), une soixante de langues vernaculaires dont le baoulé et le dioula, majoritaires
Religions : islam (38,6%), christianisme (32,8%), animisme (11,9%), sans religion (16,7%)
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 €)
Principales ressources : cacao (1er producteur mondial), ignames (2e producteur mondial), café (10e producteur mondial), bananes, huile de palme, coton, bois, pétrole, gaz, diamants, or, nickel, tourisme
PIB total : 11,2 milliards $ (1999, Banque mondiale)
Croissance annuelle moyenne 1990-2000 : 2,6%
Croissance annuelle 2001 : -0,9%
PIB par habitant : 1 630 $
Taux d'inflation : 2,5% (2000)
Dette extérieure totale : 15,8 milliards $ (2000, FMI)
Principaux fournisseurs : Nigeria (19,8%), France (15,1%), Belgique-Luxembourg (3%), Italie (2,7%), Allemagne (2,7) (2000, Economist intelligence unit-EIU)
Principaux clients : France (11,4%), Etats-Unis (6,4%), Pays-Bas (7,5%) Mali (4,4%), Italie (3,7%) (2000, EIU)
La Côte d'Ivoire et le cacao :
Le conflit pèse particulièrement sur l'exploitation du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec plus de 40% du marché, soit 1,2 millions de tonnes pour la campagne 2001/2002. Implantés de part et d'autre de la "boucle du cacao" (territoire à l'ouest du pays, compris entre Daloa et le port de San Pedro), mouvements rebelles, troupes loyalistes et forces françaises entravent la récolte et l'acheminement des fèves. Le ramassage a lieu en deux temps : d'octobre à mars, une récolte principale fournit 80% de la production tandis que le reste est alimenté par une récolte complémentaire en mai et juin. On estime la perte à 30 ou 40 000 tonnes par rapport au million de tonnes extrait de la récolte principale. L'inquiétude des professionnels de la filière est de deux ordres : la hausse des prix de 30% et la qualité médiocres des fèves. Trop vite extraites de leurs cabosses par des cultivateurs pressés par les combats, les fèves sont humides et moisissent.
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