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dimanche, novembre 20, 2005

OCHA : Rapport Hebdomadaire 06-20 novembre

OCHA ( United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs )
Rapport Hebdomadaire No. 28 / 06-20 novembre 2005

I. Situation politique et sécuritaire

Le Groupe de travail international (GTI) sur la Côte d'Ivoire, créé conformément à la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU, chargé de suivre l'évolution du processus de paix, a tenu sa première réunion le 08 novembre 2005. Le GTI comprend notamment des représentants de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de l'Organisation Internationale de la Francophonie, du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, ainsi que de l'Afrique du sud, du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, de la France, du Royaume Uni et des Etats-Unis. Lors de cette réunion le GTI a précisé que le Premier ministre disposerait des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. Cette définition a été critiquée par le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui s'est exprimé à ce sujet le 11 novembre 2005 dans un communiqué en soulignant que le GTI «outrepasse dangereusement et exagérément ses compétences et ses fonctions».

Le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria M Oluyemi Adeniji en visite en Côte d'Ivoire a effectué une visite à Bouaké le 17 novembre 2005 où il a eu une rencontre à huis clos avec les autorités des Forces Nouvelles. Suite à cette réunion le porte-parole des Forces Nouvelles, Sidiki Konaté, a fait une déclaration à la presse faisant savoir que l'envoyé du Président du Nigeria est venu échanger et présenter aux Forces Nouvelles une dernière liste des candidats au poste du Premier Ministre. Il a déclaré que le leader des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, ne figurait pas sur cette nouvelle liste. Le porte-parole des FN a souligné que les Forces Nouvelles contrôle 60% du territoire peuplé de 7 millions d'habitants, pourtant leur statut et leur poids « dans le processus de transition » n'ont pas été pris en compte par la Communauté Internationale. Ainsi, M. Konaté a souligné que la nouvelle liste proposée ne les intéressait pas. «Nous ne savons pas les motivations profondes qui ont permis le choix de ces derniers candidats au détriment du candidat des Forces Nouvelles. Et c'est pour ça que nous ne reconnaissons pas cette liste», a notamment dit le porte-parole des Forces Nouvelles. Pour sa part, le Ministre des Affaires Etrangères du Nigeria a déclaré que la médiation est pour l'instant dans une phase de consultations et qu'il n'y avait pas de liste finale.

Selon l'ONUCI-Guiglo, le 18 novembre 2005, une quarantaine de militaires des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) basés à Duékoué a tiré en l'air pendant environ cinq minutes non loin de la résidence du Gouverneur militaire. Ces derniers réclamaient la paie de quatre mois d'arriérés de leur prime de guerre. Le Gouverneur militaire est intervenu en promettant la paie incessamment. Cette prime de guerre est de F CFA 180.000 par mois par militaire et de F CFA 90.000 par policier.
Dans le cadre de la célébration de la Journée Nationale de la Paix, le Représentant du Secrétaire général de l'ONU Pierre Schori a effectué une visite à Zuénoula (392 km d'Abidjan) le 15 novembre 2005. S'exprimant au cours d'un forum organisé par l'ONUCI, M. Schori a expliqué que cette journée était le prélude à d'autres échanges qui seront développées par les chefs d'Etat et de Gouvernement lors du Sommet de la Francophonie, prévu les 4 et 5 décembre prochain à Bamako (Mali). Il a souligné que la situation en Côte d'Ivoire touche en premier lieu la jeunesse et a invité les participants à accepter la main tendue par l'ONUCI et les agences du système des Nations Unies pour libérer leur créativité et générer une participation beaucoup plus active dans le processus de la paix.

II. Situation Humanitaire

Mouvement des populations
Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), en collaboration avec les ONGs CARITAS, GTZ et le Service d'aide et d'assistance aux réfugiés et apatrides (SAARA) du Ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, a entamé le processus du rapatriement volontaire de 123 réfugiés libériens, le 15 novembre 2005. Les rapatriés proviennent du camp de Nicla et des localités de Blolequin, Bin Houye, Zouan Hounien et Toulepleu.

A la date du 10 novembre, l'OIM a enregistré 66 ménages de 256 personnes déplacées à la Mission catholique et 10 ménages de 56 personnes déplacées au Foyer social, soit un total de 76 ménages de 302 personnes déplacées sur les sites à Duékoué. La grande majorité de ces déplacés (55 ménages de 236 déplacés) viennent des trois localités suivantes : Blody - 17 ménages de 54 déplacés, Toa Zéo - 7 ménages de 30 déplacés et Yrozon - 31 ménages de 152 déplacés. Il convient de rappeler que les difficultés d'accès aux services sociaux de base, notamment l'eau potable, les soins de santé et l'éducation constituent un des obstacles au retour des déplacés dans ces localités.

Eau et Assainissement
Conformément au protocole d'accord entre l'UNICEF et la DHH (Direction de l'Hydraulique Humaine), le responsable de l'hydraulique villageoise de Man a repris ses fonctions le 14 novembre 2005. Il sera chargé d'apporter son concours et son expertise à la réhabilitation de 300 pompes hydrauliques dans la région des 18 Montagnes.

OCHA-Guiglo rapporte que l'ONG Solidarités avec le financement du HCR, assiste 17 villages sur l'axe Guiglo-Bloléquin et 20 villages sur l'axe Guiglo-Taï dans le domaine de l'eau et l'assainissement. Par ailleurs, Solidarités opère aussi dans le domaine de l'assainissement (ramassage des ordures) dans la ville de Bloléquin. Des comités de gestion ont été installés dans chaque village bénéficiaire pour pérenniser les réalisations faites par Solidarités. Un tracteur pour le ramassage des ordures aux points de collecte a été acheté par Solidarités et sera remis à la Mairie de Bloléquin dans les prochains jours.

Santé, incl. Nutrition et VIH/SIDA
Les Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite se sont déroulées du 11 au 14 novembre 2005 à travers tout le pays. Selon les sous bureaux de OCHA, dans la région des Savanes, sur 140 620 enfants de 0 à 5 ans, 135 488 ont été vaccinés, soit 96% des enfants ciblés. Dans la région des 18 Montagnes, 240.325 enfants ont été vaccinés sur un total de 236.582 ciblés par la campagne, ce qui donne un taux de couverture de 101.5%. Dans la Vallée du Bandama, environ 90% des 277.391 enfants ont été vaccinés.

L'ONG CARE Internationale a fait un don de matériels sanitaires et de mobiliers au CHR de Korhogo le 18 novembre 2005 en présence du Directeur Général de CARE/Côte-d'Ivoire, des Autorités civiles et militaires de Korhogo et des acteurs humanitaires. Les dons remis sont composés de sanitaires, de tables (3) et chaises de bureau (3), placards (3), bancs (5), matelas (10), carnets individuels de santé (600), cahiers d'observations de maladie (300) et de fiches de diagnostic (300).
Selon OCHA-Guiglo, MSF-France prend en charge 35 enfants malnutris dans son Centre Nutritionnel Thérapeutique (CNT) de Guiglo. Dix (10) autres enfants en phase ambulatoire viennent bénéficier régulièrement des soins au sein du centre. Au niveau du dispensaire, entre 130 et 170 patients vulnérables sont soignés quotidiennement et gratuitement. La majorité des patients présente le paludisme comme pathologie.

L'ONG AWECO a fait une campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les abus sexuels par des visites à domicile auprès des déplacés du Centre d'accueil et de transit (CATD), des réfugiés du camp de Nicla et des familles d'accueil de déplacées dans la ville de Guiglo. Au total, 1.357 hommes et 1.294 femmes ont bénéficié de ces séances de sensibilisation sur le VIH/SIDA et sur les abus sexuels. AWECO a par ailleurs distribué des préservatifs au cours de ces séances.

Education
Le 15 novembre 2005, à Korhogo, au cours d'une réunion regroupant les autorités civiles et militaires des Forces Nouvelles, les responsables de l'éducation et les parents d'élèves, le président du CEE (comité écoles et examens) a expliqué que le FN attendaient la nomination du nouveau Premier ministre et la mise en place du nouveau gouvernement pour la tenue des examens en zone sous leur contrôle. Les responsables de l'éducation ont rassuré les parents qu'ils sont techniquement prêts pour les examens et que le volet financier reste l'affaire du Secrétariat Général des Forces Nouvelles. En attendant la reprise des cours reste timide dans toute la zone malgré les appels lancés aux élèves, parents et enseignants.

La campagne de sensibilisation pour le retour des enfants/filles à l'école a été lancée à Man le 19 novembre 2005 en présence des autorités FN des responsables communautaires et religieuses et d'associations féminines. Les supports médiatiques locaux ont été mis à contribution pour informer et sensibiliser la population sur l'importance de la scolarisation des enfants/filles.

La délégation des représentants des ONGs Save the Children UK, Suède et l'Alliance des ONGs Save the Children au niveau mondial, en visite à Guiglo au cours de la semaine du 14 au 18 novembre 2005, a eu des entretiens avec le groupe sectoriel éducation. Les acteurs de l'éducation ont exposé à la délégation les défis majeurs de l'éducation dans la région du Moyen Cavally, en particulier, l'insuffisance des infrastructures, d'équipements et des matériels scolaires, ainsi que le déficit des enseignants qualifiés. La délégation a rencontré le représentant du Bureau OCHA-CI pour échanger sur leurs interventions prochaines.

Protection
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme PDR (Prévention, Démobilisation et Réinsertion) des enfants associés aux groupes armés, l'UNICEF a signé un accord de partenariat avec les ONGs ASA (Afrique Secours Assistance) et Save The Children UK. A Guiglo, 50 enfants bénéficieront de ce programme. Sur l'axe Guiglo-Toulepleu, l'on dénombre 200 enfants bénéficiaires. Save The Children UK identifiera par villages des personnes qu'elle formera pour animer les programmes PDR.
L'ONG ASA a apporté une assistance en vivres et non-vivres (kits de couchage et toilettes) à 72 enfants réfugiés libériens et à 4 familles d'accueils dans les localités de Bin Houyé. Au camp des réfugiés à Nicla, un suivi psychologique des enfants non accompagnés a été organisé au cours de la semaine écoulée.

Cohésion sociale
L'ONG AID-CI a effectué une visite de suivi du nouveau comité de paix à Fengolo. Durant cette visite, AID-CI a noté que le comité se réunit régulièrement une fois par semaine. L'ONG a constaté un certain niveau de fraternisation inter communautaire et le règlement à l'amiable de certains litiges. Cependant, l'AID-CI souligne que des litiges fonciers à Fengolo ne sont pas encore réglés.

Sécurité Alimentaire
Du 08 au 09 novembre 2005, la FAO a animé à Man, avec le concours de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) un atelier de formation destinée aux partenaires humanitaires. Il s'agissait de renforcer les capacités des agents des ONGs nationales IFS, ODAFEM, IDE Afrique dans le but d'assurer et de servir de relais dans les villages pour le suivi et l'encadrement des bénéficiaires du programme maraîcher.

Les 07 et 13 novembre 2005, le PAM a effectué la distribution des vivres à 604 ménages à Duekoué et Toulepleu dans le cadre de son programme maraîcher. Cinquante neuf (59) familles des retournés de Bangolo et de Béoué-Zagna ont bénéficié des vivres équivalant à une ration de 30 jours. Au camp des réfugiés à Nicla, 6055 réfugiés ont reçu une ration mensuelle des vivres, ainsi que les 6471 déplacés du CATD.

Une délégation du FIDA a effectué une mission dans les départements de Bouaké, Boundiali, Ferké et Korhogo du 16 au 26 novembre 2005 en vue de faire un état des lieux après trois années d'interruption des projets et envisager une reprise des activités. Cette visite sera suivie d'une grande mission d'évaluation en mois de janvier 2006. La mission a tenu une séance de travail le 17 novembre avec les acteurs humanitaires pendant laquelle la délégation a fait le point sur les projets envisagés et a échangé avec les acteurs humanitaires sur les différents domaines d'intervention.

Abris et non-vivres
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de terminer une vaste opération d'assistance ponctuelle à 1668 ménages de neuf villages dans la Sous préfecture de Zou (Département de Man). Dans le cadre de cette opération, menée du 16 au 20 novembre 2005, l'équipe du CICR, en collaboration des secouristes de la Croix-Rouge de Côte d'Ivoire, a distribué des biens de première nécessité tels que sets de cuisine (1870), des pagnes (7934), des nattes (7934), des savons (17051) et des seaux (2116).

Coordination
Au cours de la réunion des donateurs le 18 novembre 2005, OCHA-CI a présenté à l'attention des participants les projets des rapports sur l'éducation et l'eau qui traitent des problèmes sectoriels, dressent le bilan de l'engagement des acteurs humanitaires, de la Communauté Internationale et des Autorités ivoiriennes et proposent des solutions appropriées.
Le premier rapport mensuel de OCHA-CI depuis l'interruption en mai 2005 paraît à nouveau. Ce rapport, fait le point sur les activités des acteurs humanitaires pendant la période rapportée et présente l'analyse des défis humanitaires majeurs à l'ordre du jour.

IV. Mobilisation des ressources (06 novembre 2005 selon FTS)

Pas de nouvelles contributions rapportées par FTS «Financial Tracking Service»

jeudi, novembre 10, 2005

COMMUNIQUE Final du GIT-Séance du 08 novembre

Le Groupe de travail international (GIT) ministériel sur la Côte d'Ivoire a tenu sa première réunion le 8 novembre 2005 à Abidjan. Il convient de rappeler qu'il a été créé, sur recommandation du sommet de la CEDEAO du 30 septembre 2005, par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine réuni à Addis Abeba le 06 octobre 2005 en vue “d'assister le gouvernement dans la mise en œuvre de son programme et aux fins de consolider et de renforcer les mécanismes de suivi existants”. Par sa résolution 1633 du 21 octobre 2005, le Conseil de sécurité des Nations unies a fait sienne cette décision, en engageant le G.T.I à se réunir le plus tôt possible.
La réunion a été coprésidée par S.E.M. Oluyemi Adeniji, ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et SEM Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, en présence des ministres du Bénin, du Ghana, de la Guinée, du Niger, de la France, du Haut Représentant des Nations unies pour les élections et des représentants de l'Afrique du Sud, du Royaume uni, des Etats-Unis, des Nations unies, de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, de l'Union européenne, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
En vertu de son mandat, le Groupe est chargé d'évaluer, de contrôler et de suivre le processus de paix, en veillant notamment au respect des engagements pris par toutes les parties ivoiriennes. Après adoption de l'ordre du jour et de son règlement intérieur, il a examiné les moyens de mettre en œuvre concrètement ce mandat, pour toute la période intérimaire qui s'est ouverte le 31 octobre 2005 pour une durée n'excédant pas douze mois. La discussion a permis l'expression d'une unanimité des membres du Groupe, notamment quant à son rôle de garant et d'arbitre impartial du processus de paix et de réconciliation, avec pour objectif la tenue d'élections incontestables avant le 31 octobre 2006.
Le Groupe constate que ce processus trouve désormais sa source principale dans la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont il rappelle qu'elle s'impose à toutes les parties ivoiriennes.
Le groupe considère que cette résolution confère au Premier ministre qui prendra ses fonctions prochainement des pouvoirs propres et tous les moyens lui permettant d'accomplir effectivement et intégralement sa mission conformément à la résolution 1633. Le groupe rappelle que la résolution prévoit, entre autres, que “le Premier ministre doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires conformément à l'accord de Linas-Marcoussis, ainsi que de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la défense et des affaires électorales, en vue d'assurer le bon fonctionnement du Gouvernement, de garantir la sécurité et le redéploiement de l'administration et des services publics sur l'ensemble du territoire ivoirien, de conduire le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration et les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, et d'assurer l'équité de l'opération d'identification et d'inscription des électeurs, ce qui permettrait d'organiser des élections libres, ouvertes, régulières et transparentes, avec l'appui de l'Organisation des Nations unies”.
S'agissant en particulier de l'exercice de la pleine autorité du Premier ministre sur son gouvernement, il dispose des compétences nécessaires pour la conduite de l'administration, civile et militaire, la désignation et la révocation de ses responsables et le contrôle des ressources financières. A cet égard et en application de la résolution 1633 et des accords en vigueur, le Groupe a décidé :

d'apporter tout l'appui nécessaire au nouveau Premier ministre et au gouvernement qu'il constituera. Le Groupe traitera notamment avec une vigilance particulière les obstacles de toute nature (politique, juridique, financière, humaine, etc.) auxquels le Premier ministre serait confronté dans le plein exercice de son autorité pour l'accomplissement de sa mission ;
de créer entre toutes les parties ivoiriennes les conditions de la confiance indispensable à la réussite de l'ensemble du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ; le désarmement, en particulier, résultera de la confiance des parties dans la bonne application de la résolution 1633; l'identification est aussi un élément essentiel de cette confiance et constitue une priorité en vue des élections ;
de privilégier une approche concrète et pragmatique marquée par le souci de l'efficacité ; s'estimant tenu, à l'instar des parties ivoiriennes, à une obligation de résultat, il est résolu à remédier sans délai aux éventuels blocages ou aux ralentissements du processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire ;
d'inviter le groupe de médiation quotidienne, coprésidé par l 'Afrique du Sud et le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et comprenant le haut représentant des Nations unies pour les élections en Côte d'Ivoire, ainsi que les représentants de l'Union africaine et de la CEDEAO, à le saisir en tant que de besoin de tout obstacle mis à la bonne marche du processus, ainsi que de tout manquement susceptible de nécessiter son intervention; le Groupe, conscient des attentes placées en lui par les Nations unies, identifiera les responsabilités en cause ; il en tirera toutes les conclusions de droit, y compris en en référant, si nécessaire, au Conseil de sécurité ou à son comité des sanctions.
Dans la perspective de la désignation très prochaine du nouveau Premier ministre, et comme il en a été chargé par le Conseil de sécurité des Nations unies, le Groupe a élaboré une feuille de route en vue de tenir des élections libres, régulières, ouvertes et transparentes dès que possible et au plus tard le 31 octobre 2006. Cette feuille de route est articulée autour des composantes suivantes : gouvernance et processus politique, désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, désarmement et démantèlement des milices, redéploiement de l'administration, identification et citoyenneté, processus électoral, rétablissement de la sécurité avec l'appui des Forces impartiales, respect des Droits de l'homme, sanctions et entraves à la liberté de mouvements, le suivi des média et l'action humanitaire. Cette feuille de route est également accompagnée d'un chronogramme.
Le Groupe est convenu de tenir sa prochaine réunion la première semaine de décembre en Côte d'Ivoire.